Rédigé par

Etienne Alcouffe

Facebook élabore un nouvel algorithme

janvier 17, 2018

 

 

Le 18 décembre dernier,

 

 

Henry Silverman, spécialiste de l’intégrité du flux d’actualité et Lin Huang, ingénieur chez Facebook ont publié un message sur la page presse du réseau social ou l’on pouvait lire :

 

« Les gens nous ont dit qu’ils n’aimaient pas les messages spam sur Facebook qui les incitent à interagir et à partager, commenter et effectuer d’autres actions comme l’exemple suivant : ‘aime cette publication si tu es du signe astrologique Bélier!’

 

Cette tactique, appelée «appât d’engagement», cherche à tirer parti de notre algorithme de fil d’actualité en stimulant l’engagement afin d’obtenir une plus grande portée. Donc, à partir de cette semaine, nous allons commencer à rétrograder les messages individuels des personnes et des pages qui utilisent ces méthodes »

 

 

vote baiting

 

 

Ainsi, Facebook pénalisera dorénavant les publications et les pages qui demandent aux gens d’aimer, de partager, de commenter ou d’interagir avec une publication donnée. Afin de booster leurs statistiques d’engagement et de déclencher l’algorithme de Facebook. Afin que ce dernier les classe plus haut dans les fils d’actualité des internautes.

 

Initialement, Facebook avait tenté de neutraliser ces types de messages plus tôt cette année en pénalisant les Pages qui utilisaient l’appât d’engagement et en récompensant. Celles qui n’utilisaient pas cette méthode.

 

Mais il semblerait que le renforcement de la surveillance n’ait pas suffi à éradiquer ces spam. C’est pour cela que Facebook a changé de fusil d’épaule.

 

 

tag baiting

 

 

Donc, à partir de cette semaine,

 

 

L’algorithme du fil d’actualité de Facebook rétrogradera les messages individuels d’engagement, et finira par étendre la pénalisation à la page entière qui les publiera afin que l’impact soit plus sévère et rigoureux sur les pages qui publient fréquemment ce type de publications.

 

« Les éditeurs et les autres entreprises qui utilisent des tactiques d’appâtage dans leurs messages devraient s’attendre à ce que leur portée sur ces messages diminue. Pendant ce temps, les pages qui partagent à plusieurs reprises des messages d’engagement verront également leur portée diminuer », a déclaré Silverman

 

 

L’action de Facebook peut sembler contre-intuitive: n’est-ce pas l’objectif souhaité que de partager des publications sur Facebook dans le but que d’autres personnes en fassent de même ?
 
Ou aiment et commentent?

 

 

La réponse est Oui.

 

C’est vrai mais ce qu’ils partagent devrait être plus substantiel qu’une demande de partage. Dans le cas contraire, les fils d’actualités des utilisateurs pourraient ressembler à l’onglet des spam de leur boite email.

 

Personne ne veut ça, surtout pas Facebook. Le réseau social risquerait de perdre son audience si, en plus des sollicitations sponsorisées par les annonceurs, les flux de personnes étaient également envahis par des sollicitations non sponsorisées.

 

 

Plusieurs autres mesures prises par Facebook ces derniers mois

 

 

 

 

 

Le dernier ajustement en date de l’algorithme du flux d’actualité de Facebook avant celui-ci avait été élaboré dans le but de pénaliser les liens vers des pages Web à chargement lent et avait incité davantage de marques et d’éditeurs à adopter le format ‘Instant Articles’ qui est la propriété du réseau social.

 

Facebook a commencé à estimer combien de temps. Il fallait pour charger une page Web à partir de son application mobile et utilisera cette estimation lors du classement des liens dans les flux d’actualité des gens.

 

« Des facteurs tels que la connexion réseau actuelle de la personne et la vitesse générale de la page Web correspondante seront pris en compte. Si les signaux indiquent que la page Web se chargera rapidement. Le lien vers cette page Web pourrait apparaître plus haut dans votre flux » avaient ainsi écrit les ingénieurs de Facebook Jiayi Wen et Shengbo Guo dans le blog de l’entreprise en annonçant le changement qui allait se produire.

 

 

Suite à cela,

 

 

les sites web avec des pages à chargement lent verront probablement leur audience sur Facebook et leur trafic diminuer, selon l’article du blog. Pas de surprise pourtant, surtout du coté des marques et des éditeurs qui avaient déjà vécu cela en 2010. Lorsque l’algorithme de recherche de Google avait officiellement commencé à utiliser les vitesses de chargement des sites comme facteur de classement. Normal alors que Facebook suive le mouvement.

 

 

D’autre part, le réseau social a également mis à jour son algorithme en traquant les photos qui simulent des vidéos.

 

 

En effet, en cliquant sur ce qui semble être une vidéo, les utilisateurs découvraient qu’il s’agissait en fait d’une image hyperlien qui les menait vers un site qu’ils ne voulaient pas visiter ou encore.

 

Ils essayaient de regarder une vidéo qui n’en était pas réellement une. Mais juste une seule image statique. Le but de Facebook était alors la prise de mesures pour réduire la visibilité des deux types de fausses vidéos sur son réseau social.

 

L’algorithme de flux de nouvelles de Facebook a commencé à pénaliser les posts photo qui imitent les vignettes vidéo, les boutons de lecture ainsi que les posts vidéo qui présentent uniquement une image statique.

 

La société avait sur ce point annoncé par le biais des ingénieurs Facebook Baraa Hamodi, Zahir Bokhari et Yun Zhang dans un post de blog :

 

« Au cours des prochaines semaines. Nous allons commencer à rétrograder les publications qui comportent de faux boutons de lecture vidéo. Et des images statiques déguisées en vidéos dans le fil d’actualité des utilisateurs »

 

Les mises à jour à répétition de l’algorithme de Facebook démontrent la volonté insatiable du réseau social d’offrir une meilleure expérience à ses utilisateurs. Et surtout, de garder le contrôle des fils d’actualité pour préserver son audience qui ne cesse de croitre.