Réseaux sociaux

Un social reset en 2021 ?

Connaissez-vous WeAreSocial ? Cette agence de communication digitale globale spécialisée dans les médias sociaux et présente dans treize pays publie chaque année sur son blog un rapport d’analyse des tendances clés liées aux social medias pour les 12 mois à venir, qui se nomme « Think Forward ». Cette année, le sujet est « the Social Reset ».

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De quoi s’agit-il ?

Le confinement ayant fortement influencé une grande partie de nos vies en cette année 2020 — où la première vague de Covid-19 a vu plus de 3,9 milliards de personnes confinées chez elles — le rôle des outils numériques et notamment des médias sociaux a été prépondérant pour chacun d’entre nous.

Ainsi, tandis que 2021 approche, nous voyons les gens autour de nous réévaluer le rôle que des plateformes digitales comme Facebook, Instagram, ou Whatsapp devraient jouer dans leur vie, reconsidérer les sources de communication et d’information avec lesquelles ils interagissent, et réapprendre à utiliser les réseaux sociaux en fonction des changements qui bouleversent le monde.

C’est ce qu’on appelle le « Social Reset », une sorte de réinitialisation du paysage des médias sociale et de l’utilisation que nous en faisons.

Dans « Think Forward 2021 », le sixième rapport sur les tendances concernant les social medias à ce jour, WeAreSocial explore la manière dont les marques devront réapprendre à gérer le rôle en constante évolution des plateformes sociales. En offrant un aperçu des tendances qui devraient façonner les médias sociaux au cours de l’année prochaine, le rapport, à travers 6 thèmes principaux, met en lumière plusieurs évolutions que les spécialistes marketing des entreprises présentent sur le web et les réseaux sociaux feraient bien d’intégrer :

  1. La vie simple : les gens utilisent les médias sociaux pour se connecter avec leurs valeurs fondamentales
  2. L’activisme pratique : les gens trouvent des manières de se mobiliser depuis leurs propres flux
  3. Intimité dans les flux : les gens trouvent des moyens de rendre leurs rapports digitaux plus humains
  4. Des idoles sur qui on peut compter : les gens souhaitent que les grands responsables de réseau social utilisent leur plateforme de manière responsable
  5. Des plateformes indépendantes : les gens souhaitent que les influenceurs des réseaux sociaux utilisent les plateformes de manière responsable
  6. Créativité open source : les gens apprécient de plus en plus des formes de création de contenu plus collaborative

Voyons maintenant le contenu et la signification de chacune de ces parties, afin de tenter de comprendre en quoi consiste ce fameux « Social Reset ».

1- La vie simple : les gens utilisent les médias sociaux pour se connecter avec leurs valeurs fondamentales

Dans cette première partie, il est question des nouvelles priorités. Le monde des médias sociaux est devenu un espace hautement individualiste et politisé, qui, dans le contexte des événements de 2020, donne envie aux gens de vouloir toujours plus d’information en provenance de leurs flux. Il existe désormais une prise de conscience pour que ces puissants outils numériques puissent être utilisés à des fins plus saines, qui mettent davantage l’accent sur les choses importantes de la vie.

Selon les auteurs du rapport, cela s’accompagne de changements comportementaux notables de la part des utilisateurs de réseaux sociaux.

Premièrement, on note dans la société que les gens se rapprochent davantage de leurs communautés locales via les canaux numériques. Au début de la pandémie de Covid aux États-Unis, les gens ont par exemple beaucoup partagé sur des groupes WhatsApp sur la façon de protéger les personnes les plus vulnérables. Cette application a aussi servi à rapprocher les familles, couples, et amis qui souffraient de l’éloignement. Et même lorsque le confinement s’est atténué, les gens ont continué à s’entraider et communiquer sur les réseaux sociaux pour rester en contact.

Ensuite, on s’aperçoit que les gens ont tendance à fuir le monde réel et à se projeter vers des « réalités virtuelles simplifiées ». Cela signifie que certains d’entre nous préfèrent le monde artificiel, mais rassurant des médias en ligne à la vie réelle, source d’anxiété, en particulier dans cette période de crise sanitaire.

Enfin, il apparait que de plus en plus de personnes apprécient des choses simples sur le web, comme le jardinage. Le contenu vert et nature a en effet de plus en plus la cote sur des applications comme TikTok ou Tumblr.

2- L’activisme pratique : les gens trouvent des manières de se mobiliser depuis leurs propres flux

L’activisme « en fauteuil », ou devant l’écran de son PC, a longtemps été raillé et méprisé. Mais au cours de 2020, l’activisme numérique a subi une transformation pratique. Il a été soutenu par de puissantes communautés en ligne qui, galvanisées par des voix célèbres qui se sont élevées sur les réseaux sociaux, se sont mobilisées. Et on s’est rendu compte qu’une action en ligne pouvait se traduire par des changements hors ligne tangibles.

Les gens utilisent les canaux numériques pour avoir un impact sur le monde physique, qu’il s’agisse de lutter contre l’oppression systémique ou de soutenir ceux dont les maisons ont été ravagées par des catastrophes naturelles. La quantité de discours à tendance politique a par exemple explosé sur TikTok. De plus en plus de ressources pédagogiques sont partagées via Google Docs. L’activisme de type Clickbait incite désormais les gens à s’éduquer. Et les grandes marques réorientent également leurs flux en fonction de mouvements sociaux qui trouvent leurs origines dans les médias sociaux.

3- Intimité dans les flux : les gens trouvent des moyens de rendre leurs rapports digitaux plus humains

On a souvent entendu depuis une dizaine d’années que les médias sociaux endommageaient nos relations hors ligne. Et alors que cette vision des choses a toujours cours, il semblerait qu’un autre son de cloche commence à se faire entendre à ce sujet.

Au lieu de gêner les relations interpersonnelles ou de les rendre bizarres, certains outils numériques ont récemment montré toute leur utilité en procurant à leurs utilisateurs des améliorations dans leur vie hors ligne.

Par exemple, Facebook a mis à jour sa panoplie de réactions avec l’emoji « care », pour faciliter davantage d’interactions intimes. TikTok a lancé « Small Gestures », afin de permettre à ses utilisateurs de s’envoyer des cadeaux. De plus, il semblerait que le grand public soit tombé accroc à la communication vidéo : Bumble a présenté une fonction de chat vidéo qui a connu un grand succès, tandis que les réunions sur Zoom sont devenues indispensables dans beaucoup de bureaux de la planète.

4- Des idoles sur qui on peut compter : les gens souhaitent que les influenceurs des réseaux sociaux utilisent les plateformes de manière responsable

En 2020, les influenceurs majeurs ont été observés à la loupe. Entre ceux qui ont exhorté leurs fans à ne pas respecter le confinement et des études qui ont démontré qu’un certain nombre de personnalités publiques avaient participé à la propagation de fake news sur les réseaux sociaux au sujet du Covid-19, les internautes tiennent désormais les personnalités influentes des social medias pour responsables, s’agissant aussi bien de leurs actes que de leurs opinions.

Ainsi, les gens sont plus exigeants avec les personnes qu’ils suivent en ligne.

Cela fait partie d’un changement de fond qui veut donner plus de valeur aux personnalités — et aux anonymes — capables d’apporter des informations utiles pour le public et la vie des gens. Par exemple, énormément de professionnels de la santé ont dispensé des conseils sans compter sur les réseaux sociaux, et on sait pourtant que ce type d’information est généralement payant. On constate aussi que de plus en plus de spécialistes exerçant leurs talents dans des domaines de niche gagnent du terrain et de l’audience, et de ce fait concourent à la lutte contre la désinformation.

On se souvient par exemple de ce cartographe amateur devenu subitement célèbre après avoir publié une carte montrant l’ampleur de l’explosion survenue récemment dans la ville de Beyrouth.

5- Des plateformes indépendantes : les gens ont tendance à diversifier leur approche des médias sociaux

Depuis quelque temps, l’horizon des médias sociaux s’est élargi. Les influenceurs créent du contenu en dehors de leurs spécialités pour répondre à de nouveaux besoins. Les plateformes ont également connu des évolutions, et beaucoup d’entre elles introduisent de nouvelles fonctionnalités pour s’adapter à ces changements en temps réel. Les événements hors ligne ont déclenché des réactions numériques qui voient les gens et les marques réapprendre à naviguer dans le paysage social.

Les communautés, les marques et les plateformes ont été forcées à s’adapter à une multitude de nouveaux besoins de contenu. Par exemple, les streamers spécialisés dans les jeux vidéo sur Twitch ont produit du contenu « lifestyle », tandis que les créateurs présents sur Instagram et YouTube ont appris à utiliser TikTok. Des jeux comme Fortnite et Animal Crossing se sont transformés en véritables social hubs, tout comme les applications de fitness comme Strava.

6- Créativité open source : les gens apprécient de plus en plus des formes de création de contenu plus collaboratives

La créativité sur les réseaux sociaux a prospéré grâce à la démocratisation des outils et la capacité à réutiliser ce qui existait déjà. Actuellement, les processus de création de contenu deviennent encore plus collaboratifs. Portés par un public jeune avec une mentalité collaborative, et activés par des outils et formats qui encouragent le travail main dans la main, les flux deviennent de plus en plus un endroit pour co-créer, pas seulement pour consommer.

Et dans cette perspective, l’ascension fulgurante de TikTok a été un véritable point de bascule. Les caractéristiques et les formats fondamentaux de la plateforme font en sorte que la créativité de type collaborative soit au cœur de son contenu.

La collaboration permet aux créateurs de satisfaire une demande de contenus originaux toujours plus forte.

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