Rédigé par

Etienne Alcouffe

E-commerce en France, les chiffres clés !

novembre 19, 2019

Le marché de la vente en ligne génère des milliards de dollars. Ce secteur est non seulement en croissance, mais il existe en plus dans le même temps une marge importante de la population qui ne s’est pas encore convertie en cyberacheteurs.

 

Dans ce contexte l’augmentation des transactions effectuées sur les sites de e-commerce augmente d’année en année.

 

La France bien qu’en léger retard face à d’autres pays est une place de marché de choix pour les e-commerçants et en bonne place sur la grille.

 

Accompagné en France par la fédération du e-commerce et de la vente à distance (la Fevad), l’évolution du commerce et des comportements de consommation mérite de s’y intéresser de près.

 

 

Quelques chiffres clés

 

 

92,6 milliards d’euros est la somme qui selon la Fevad a été dépensée par les Français sur le web.

 

Ce chiffre correspond à une progression de 13,4 % en comparaison des chiffres qui ont été enregistrés l’année dernière.

 

Il faudra par contre prendre en compte la conjecture relative aux activités des Gilets jaunes qui a considérablement freiné la hausse des chiffres sur la fin de l’année.

 

D’octobre à décembre, il a donc été observé une régression de 16 à 14 %, puis à 8 %.

 

La Fevad a fait savoir à ce propos que ce ralentissement équivaut à une baisse des recettes estimée à environ 600 millions d’euros.

 

Dans la même dynamique, les chiffres enregistrés en 2018 ont fait état d’une baisse de la valeur moyenne des transactions de l’ordre de 5 euros.

 

Elle est donc tombée à environ 60 euros. Si cette baisse n’impacte pas les chiffres annuels enregistrés dans le secteur, c’est parce qu’à l’antipode, le nombre des e-acheteurs a augmenté, participant ainsi à un accroissement du nombre des transactions effectuées.

 

Ainsi, on observe une nette progression de 20,7 %, soit un supplément de 1,5 milliard de commandes en ligne. Rappelons à ce sujet que la baisse de la valeur moyenne des transactions est une tendance depuis 2012 et semble se poursuivre.

 

Cela dit, ce ne sont pas les seuls facteurs qui ont concouru à cette progression des chiffres du e-commerce en France.

 

On mentionnera aussi la croissance du nombre des sites web disponible. Il y en a eu 21 800 supplémentaires rien qu’en 2018 ce qui porte le nombre de sites marchands en activité à environ 200 000. Une augmentation de l’ordre de 12,6 %.

 

 

Une grande part due aux achats sur mobile

 

 

L’indice des conditions monétaires gagne un total de 5 points entre 2017 et 2018 soit une progression de 35 %.

 

Cette iCM permet de mesurer la quantité des ventes réalisées sur internet grâce aux smartphones ou aux tablettes (les interfaces mobiles en général) en passant par les sites ou les applications. L’indice lui-même progresse de 22 % contre une avancée de 38 % réalisée en 2017.

 

 

Les leaders du secteur gardent le cap

 

 

En 2018, l’indice des entreprises qui sont leaders dans la vente de produits en ligne a fait un bon en avant de 7 %. Il s’agit de l’indice iCE 100 qui a pour but d’analyser les ventes B to C.

 

Cette avancée reste néanmoins en baisse de l’ordre de -1,6 point, en comparaison de celle réalisée en 2017.

 

 

 

 

Par ailleurs, même si la crise des Gilets jaunes a eu un impact sur l’ensemble des secteurs liés aux commerces, celui-ci est mineur du côté des leaders du e-commerce français qui demeurent à leurs places de locomotive dans l’hexagone.

 

Les consommateurs accordent donc leurs confiances aux enseignes les plus connues ayant pignon sur rue.

 

 

Un premier trimestre prometteur en 2019

 

 

Les trois premiers mois de 2019 ont enregistré des chiffres très prometteurs pour le commerce en ligne.

 

Ce sont environ 38,8 milliards d’euros qui ont déjà été dépensés, soit une augmentation de 1,3 milliard par rapport à 2018 sur la même période. Un démarrage en flèche qui fait la joie des e-commerçant qui scrute avec attention les comportements d’achats de leurs clients potentiels.

 

Cela s’explique par le fait que ce sont 87,5 % des e-acheteurs français qui ont déjà opéré des achats sur le web depuis le début de l’année selon les chiffres rendus publics par l’Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie.

 

Cette avancée est en bonne partie l’œuvre des cyberacheteurs âgés de moins de 35 ans.

 

Mais il n’en demeure pas moins que les séniors sont aussi actifs sur les sites de vente en ligne, et ce sont 8 séniors sur 10 qui ont fait des achats en ligne sur les trois premiers mois de l’année. Un chiffre en constante augmentation de coté également avec une confiance de plus importante dans les systèmes de paiement en ligne auparavant boudé.

 

Le nombre des transactions effectuées par les internautes français est lui aussi en nette augmentation, et représente 19 % sur cette période de l’année.

 

Des chiffres qui sont au vert malgré la baisse du panier moyen qui perd 6 % de sa valeur par rapport à 2018 sur la même période. Les consommateurs ont donc tendance à acheter plus et moins cher de manière générale et statistique.

 

 

Le m-commerce en plein essor

 

 

La forte croissance des achats effectués sur les interfaces mobiles présage d’un dépassement des achats réalisés sur ordinateur.

 

En 2019, sur le premier trimestre, la vente des produits grand public est en augmentation de 6,5 %, tandis que le B to B connaît lui aussi une progression de 13,9 %

 

Des chiffres qui concordent avec l’activité des sites marchands qui croît elle aussi de 15,6 %.

 

Dans ce boom, les interfaces mobiles n’en sont pas du tout du reste.

 

On observe une augmentation de 22 % des ventes réalisées avec les interfaces mobiles sur la même période. Toujours selon la Fevad, ce mode opératoire représente environ 35 % des chiffres réalisés sur les sites de e-commerce, ce qui présage d’un dépassement de ceux effectués depuis un ordinateur dans un futur proche.

 

Des tendances qui se confirment avec les chiffres dont fait mention Philippe Dumont, cofondateur d’Azetone.

 

Selon lui, ce sont environ 25 % des utilisateurs de smartphones qui effectuent au moins un achat en ligne sur un mois.

 

Il en va de même pour les utilisateurs de cartes bancaires qui préfèrent faire usage de ce mode de paiement. 23 % d’entre eux en usent pour les achats en ligne en France.

 

Ces chiffres sont ceux de 2018 et ont été publiés par le président de la MMAF, Thierry Derez.

 

Autant d’avancées qui n’ont pas manqué d’impacter le e-marketing. En effet, plusieurs entreprises ont su profiter du boom qu’ont créé les smartphones pour dynamiser leur communication afin d’être au plus près des consommateurs français. Cela s’est traduit par une augmentation des budgets alloués pour le mobile-marketing. On observe donc, dans le compte de 2018, une augmentation de 24 % du nombre de SMS envoyés par les marques, ce qui porte leur nombre à 5,5 milliards. Il est plus qu’évident que ce nombre sera dépassé en 2019.

 

C’est aussi la même tendance avec les chiffres suivants qui traduisent les budgets dégagés pour le mobile-marketing dans quelques entreprises de grande envergure :

 

  • 1 301 000 pour Search Engine soit 31 % de plus,
  • 920 000 euros pour Display Social, ce qui équivaut à 72 % de plus

 

Par ailleurs ces mêmes données font état que le mobile marketing occupe 58 % des activités de marketing dans le commerce en ligne, les géants tels que Google et Facebook en aspirent à eux seuls 92 %.

 

 

Les leaders du marché le restent en 2019

 

 

Passé la crise des Gilets jaunes, les leaders du e-commerce en France confirment leurs places, comme le fait voir le classement des 15 meilleurs sites de vente. On y trouve Amazon en tête, suivi de Cdiscount, la Fnac, Vente-privée, Booking.com, Oui SNFC, E.Leclerc, eBay… Ce sont plus de 68,3 % des internautes français, soit 42,9 millions de personnes qui se sont rendues sur les sites de vente en ligne au cours des 3 premiers mois de 2019.

 

 

 

 

Les chiffres enregistrés montrent que ce sont 29,7 millions de personnes qui se sont rendues sur Amazon, ce qui représente plus du double du nombre de Français qui visitent Veepee, son concurrent direct en France. Notons qu’au classement, Veepee ne figure pas dans le top 15. Par ailleurs, Cdiscount enregistre de son côté 20,16 millions de visiteurs par mois tandis que la Fnac s’en sort avec 14,48 millions de visiteurs.

 

Mais lorsqu’on isole le trafic réalisé grâce aux smartphones, il apparaît que les leaders dans ce secteur sont en fait Wish et Vinted. 12e dans le top 15, Vinted a enregistré 74,5 % de visites contre 73,3 % pour Wish. Wish quant à lui est 10e au classement.

 

 

Les nouveautés qui boostent le secteur

 

 

Depuis quelques années de nouveaux types d’acheteurs font leurs apparitions sur le web.

 

II s’agit d’e-acheteurs écoresponsables et éthiques. Il s’agit au sens propre d’une transformation des habitudes d’achat des internautes français, plus de la moitié ayant déjà emprunté cette nouvelle forme d’achat en ligne, beaucoup plus exigeante envers les commerçants.

 

Dans la même idée, le dispositif de « retour de produit » opérer depuis la boîte aux lettres, ainsi que la possibilité de recevoir son colis chez son voisin est autant de nouveaux procédés qui ont concouru à booster le secteur.

 

 

 

 

La France reste leader en Europe

 

 

Il apparaît selon les prévisions que d’ici à l’an 2022, le marché de la vente en ligne des produits de grande consommation pourrait atteindre la faramineuse somme de 400 milliards de dollars.

 

Alors que des pays asiatiques comme la Chine et la Corée du Sud occupent une grande part de ce marché, les pays européens semblent à la traîne et les États-Unis ont pris une sérieuse avance dans le domaine.

 

Selon les chiffres disponibles à propos des PGC actuelles, la vente en ligne en Corée du Sud représente 20 % du marché mondial tandis qu’en Chine elle atteint 18 %.

 

Si au niveau continental l’Europe est derrière les États-Unis, il va sans dire que la France est leader dans ce secteur sur le vieux continent et parvient même à se placer devant la Grande-Bretagne qui cumule seulement 6,3 %.

 

La France avec 7,1 % est positionnée en Europe devant tous les autres acteurs.

 

Une réalité qui est supportée, ou plutôt conditionnée par le succès du Drive. En effet, les sites dédiés à ce type de service sont en hausse de 7 % en 2019 ce qui porte leur nombre à plus de 5100 dans l’hexagone.

 

 

Perte de visite dans la grande distribution alimentaire

 

 

Jusqu’à la fin de l’année dernière, tout allait encore bien dans le domaine de la grande distribution alimentaire en France, mais depuis le début de cette année, les voyants sont au rouge.

 

Les sites de e-commerce spécialisés dans ce domaine ont dégringolé au classement et sont sortis du top 15 des meilleurs sites de vente de 2019.

 

Pour ce troisième trimestre, on remarque que E.Leclerc a perdu deux places, passant ainsi de la 5e à la 7e place.

 

Le son de cloche est le même du côté de Carrefour qui tombe de la 7e à la 9e place du classement. Auchan quant à lui disparaît carrément du tableau après avoir occupé la 15e place l’an passé.

 

 

 

 

Les attentes pour 2019

 

 

La barre des 90 milliards ayant été franchie l’an dernier, les analystes s’attendent logiquement à ce que la barre des 100 milliards soit dépassée au cours de cette année.

 

Exception faite du domaine de la grande distribution alimentaire qui piétine, tous les autres se portent plutôt bien et rien ne semble plus pouvoir arrêter la progression du e-commerce.

 

Le commerce électronique est donc plus que jamais d’actualité et les leviers d’acquisitions numériques sont toujours de plus en plus utilisés.

 

 

 

 

Google ADS, Facebook ADS et d’autres outils de webmarketing ont donc de beaux jours devant eux pour accompagner les e-commerçants du monde entier dans l’ascension fulgurante des transactions en ligne.