Rédigé par

Etienne Alcouffe

Facebook introduit une nouvelle politique de monétisation

octobre 14, 2017
Dans le but de rassurer les annonceurs, Facebook a introduit sa nouvelle politique de monétisation comprenant plus de restrictions vis-à-vis du contenu publié par certaines pages et ceci, dans le but d’éviter que des annonces puissent être associées à du contenu indésirable. L’annonce a été faite dans un article de blog qui présente toutes les nouveautés du réseau social en termes de contrôle d’éligibilité du contenu ouvert à rémunération.

La publicité, source quasi-totale des revenus de Facebook

Cette mesure n’est pas désintéressée et a pour objectif de rassurer les annonceurs sur l’association de leurs annonces avec des publications potentiellement nuisibles à leurs marques et pour cause, les annonces publicitaires représentent la quasi-totalité des sources de financement de Facebook. En effet, des 9,3 milliards de dollars de chiffre d’affaire générée par Facebook au deuxième trimestre de cette année, 9,16 milliards sont le fruit des activités publicitaires ce qui représentent pas moins de 98.5% des recettes. Le réseau social a donc intérêt à satisfaire sa clientèle dans ce domaine pour assurer sa pérennité.

Contenu non éligible à la monétisation

La politique de monétisation de Facebook est maintenant beaucoup plus claire pour les usagers. Cette dernière était jusque là assez vague en comparaison avec des plateformes telles que Youtube. Désormais, le type de contenu qui ne sera pas accepté contre rémunération est connu et comprend ;

L’utilisation inappropriée de contenus pour enfants :

Ce point concerne l’appropriation de contenus et personnages pour enfants dans le but de véhiculer des comportements inappropriés ou des messages sexistes, violents et choquants.

Représentation et images de tragédies et conflits

Dorénavant, le contenu représentant la mort, les malades en phase terminale, les accidents et les blessures physiques, même dans le cas où l’intention est de promouvoir la sensibilisation ou l’éducation ne sera plus toléré. Ceci aura pour éventuelle conséquence de compliquer le travail des journalistes qui couvrent des catastrophes naturelles comme l’ouragan Irma ou des attentats comme celui de Paris.

Contenu explicite, violent ou sujet à controverse

Le réseau social a considérablement limité le type d’image ou de vidéo que les pages désirant monétiser leurs contenus peuvent poster. Ainsi, le contenu pour adulte ou montrant des images explicites comme des chirurgies, du sang ou des procédures médicales sont prohibés. Les messages à caractère violent, raciste ou montrant la maltraitance envers les humains où les animaux ne seront également pas acceptés. Ceci aura également pour conséquence, la diminution du nombre d’articles clickbait qui utilisent ce genre de contenu pour générer des clics.

Incitation à la consommation de drogue, d’alcool ou de tabac

La restriction de Facebook concernera enfin le contenu dépeignant ou favorisant la consommation excessive d’alcool, de tabagisme ou de drogues

Le réseau social suit l’exemple de Youtube

Il y’a quelques mois, des grandes entreprises comme Coca Cola, PepsiCo et Walmart avaient découvert, par le biais d’un article dans The Times que leurs publicités avaient été associées à du contenu antisémite, incitant à la haine et faisant l’apologie du terrorisme sur Youtube. Ils avaient alors suspendu leurs campagnes publicitaires et cela a incité Google, propriétaire de Youtube, à prendre des mesures drastiques pour combattre ce genre d’association. Ils avaient alors annoncé une série de mesure dont celle de l’amélioration de l’identification de vidéos inappropriées grâce à des techniques automatiques et des vérifications manuelles. Facebook a apparemment bien retenu la leçon apprise suite à l’expérience de son concurrent !