Google Tag Manager

Google tag manager et le server-side tagging

En ce qui concerne le tracking, ou suivi des sites Web ou des applications mobiles, les professionnels utilisent généralement le side tracking, ou suivi côté client, qui est généralement réalisé via des balises dans Google Tag Manager (GTM).

Cette méthode implique la configuration d’une balise qui collecte les données du navigateur (client) et les envoie directement aux services de données individuels tels que Google Ads, Analytics et Facebook.

Au mois d’août 2020, Google a annoncé le lancement du « server-side tagging », le balisage côté serveur, ce qui signifie que vous pouvez désormais exécuter Google Tag Manager dans un environnement serveur. Actuellement, Google n’a lancé que la version bêta, mais cela pourrait augurer d’un changement de paradigme, orienté vers de nouvelles méthodes de tagging dynamiques à l’avenir.

Dans cet article, nous allons tout d’abord voir en quoi consiste cette nouvelle solution proposée par Google, puis expliquer son fonctionnement étape par étape. Enfin, nous examinerons les avantages et les inconvénients du server-side tagging.

En quoi consiste le server-side tagging ?

Le balisage serveur est une nouvelle façon d’utiliser Google Tag Manager (GTM) dans l’environnement cloud de Google.

Il présente ses propres avantages, tels qu’une réduction du temps de chargement des pages, un meilleur niveau de sécurité, et un meilleur contrôle des datas que vous envoyez à Analytics et à des outils tiers. À l’instar du conteneur Google Tag Manager normal, qui réside dans un environnement côté client, le conteneur côté serveur réside dans l’environnement cloud de Google.

Un conteneur serveur utilise également les mêmes concepts tels que les balises (tags), les déclencheurs (triggers) et les variables, que vous avez sûrement déjà utilisés précédemment si vous utilisez Google Tag Manager. Un conteneur serveur agit comme un environnement proxy dans le cloud que vous possédez. Au lieu d’envoyer des hits (Un hit de tracking — ou requête de tracking — est un paquet de données transmis aux serveurs de Google Analytics) directement au serveur endpoint (comme dans GTM côté client), vous envoyez des hits à un conteneur GTM côté serveur, puis au serveur endpoint qui collecte les données.

Chaque fois qu’une requête/demande serveur est faite par un utilisateur avec différents appareils, la configuration de Google Tag Manager sans balisage serveur dépend d’un conteneur dans un site web pour envoyer les données de hits à divers serveurs tiers, dits de « collection ».

Mais dans le cas du server-side tagging, la configuration de Tag Manager s’exécute dans un environnement cloud et n’affecte donc pas les performances du site web ou des applications en exécutant plusieurs scripts sur les appareils.

Le conteneur serveur s’exécute dans la plateforme Google cloud appartenant au client, et seul le client a accès aux données qui sont envoyées à des outils tiers. Vous avez donc un contrôle total sur les données, ainsi que sur la façon dont elles sont acheminées vers l’outil tiers.

Expliquons le processus de fonctionnement du server-side tagging dans une méthode étape par étape :

Étape 1 : Lorsqu’un utilisateur visite votre site web, une requête de pageview est adressée au serveur web via une requête de serveur.

Étape 2 : En même temps, le conteneur GTM côté client déclenche une « balise Web » (web tags) qui agit comme un adaptateur entre les scripts exécutés sur l’appareil d’un utilisateur et votre conteneur de serveur. Il prend les données requises depuis l’appareil de l’utilisateur et les envoie au client dans le conteneur côté serveur.

Étape 3 : Le client dans le conteneur serveur reçoit les données de mesure de la « balise Web », traite ces données en un ou plusieurs événements, et regroupe les données finales à renvoyer à la personne qui a effectué la requête.

Étape 4 : Maintenant, dans le conteneur serveur, vous pouvez créer plusieurs balises/tags en fonction des exigences, puis les envoyer à l’outil tiers final.

Les avantages du server-side tagging

–  Une durée de chargement de page réduite

L’un des grands avantages du server-side tagging est la réduction du temps de chargement des pages. Lorsque toutes les balises sont définies dans le conteneur serveur, le JavaScript se charge dans le cloud, puis envoie les données aux serveurs tiers individuels qui collectent les informations.

Le conteneur serveur est configuré de manière à pouvoir effectuer le mappage de toutes les requêtes HTTP entrantes au format du fournisseur requis par les outils tiers tels que Facebook, Hot Jar, Google Ads et Analytics, par exemple.

Vous pouvez réduire tous les pixels JavaScript et tiers exécutés sur les appareils vers le conteneur côté serveur, et ainsi améliorer l’expérience utilisateur.

–  Plus de sécurité

Dans une mise en œuvre GTM typique, le conteneur GTM réside côté client et le traitement des données peut être exposé aux spammeurs qui peuvent envoyer de fausses pageviews et de faux événements à votre propriété (analytics property).

Cependant, dans le cas du server-side tagging, le traitement des données se déroule dans l’environnement cloud que vous seul possédez, et auquel vous seul avez accès. Cela rend le balisage côté serveur plus sûr, car tous les accès aux outils tiers sont basés sur les informations d’identification, sans exposer les données sensibles à l’appareil.

–  Un contrôle supplémentaire dans le cadre de la collecte de données

Avec le server-side tagging, votre conteneur côté serveur réside entre l’appareil de l’utilisateur et le point de terminaison/endpoint. Il agit comme un intermédiaire pour les requêtes effectuées par les utilisateurs, les traite dans le cloud, puis envoie les données vers l’endpoint.

Étant donné que les outils tiers n’ont pas de connexion directe à l’appareil de l’utilisateur, il n’y a pas de fuite de données ni de configuration de cookies tiers. Vous avez un contrôle total sur les données envoyées aux outils des terminaux, et ces outils ne communiquent qu’avec votre serveur.

Les points négatifs

Même si le server-side tagging présente de grands avantages, il y a quelques problèmes cruciaux qui méritent d’être évalués avant d’envisager cette solution comme une option définitive pour vos efforts d’analyse marketing.

–  Le coût

Le server-side tagging s’accompagne du coût d’hébergement pour le conteneur côté serveur dans le cloud. Notez que l’utilisation du conteneur GTM côté serveur est toujours gratuite, et que seul l’hébergement dans le cloud est payant.

En général, un minimum de trois serveurs est requis dans la plateforme cloud de Google pour héberger cette solution, et cela peut coûter jusqu’à 120 USD par mois.

Si vous traquez bien plus de data, et les traitez dans le cloud, la solution coûtera plus cher, en fonction du nombre d’appels vers le serveur.

–  Les compétences techniques

La configuration et la gestion du server-side tagging nécessite des compétences analytiques avancées et des connaissances techniques en code informatique pour développer un modèle analytique. Ainsi, cette solution n’est pas recommandée à tout le monde, car elle peut se révéler beaucoup plus complexe qu’on ne le pense de prime abord.

–  Les ressources GTM disponibles

Les conteneurs GTM côté serveur sont similaires aux conteneurs GTM typiques côté client, mais ils manquent de balises et de déclencheurs disponibles. En fait, il n’existe que trois types de balises : « Google Analytics : App + Web » ; « Google Analytics : Universal Analytics » ; « http Request » ; et seulement un déclencheur, « Custom ».

En conclusion, on peut dire que le server-side tagging de Google permet d’obtenir de grands résultats en matière de tracking, notamment grâce à la réduction du temps de chargement des pages, un environnement plus sûr, et un contrôle accru sur les data.

Mais de nombreuses étapes sont nécessaires pour le mettre en œuvre, comme la configuration d’un domaine personnalisé, d’une URL dans un conteneur côté client, etc.

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