Rédigé par

Etienne Alcouffe

Black Hat SEO, qu’est ce que c’est ?

octobre 11, 2019

Afin de gagner un bon positionnement dans la première page des résultats de recherche de Google, certains spécialistes du référencement n’hésitent pas à user de tous les moyens possibles à leurs dispositions.

 

C’est ainsi que les méthodes de « black Hat » ou en francais chapeau noir sont apparus.

 

Mais de quoi s’agit-il exactement et quelles sont les spécificités de ces méthodes ?

 

Découvrez les réponses dans les lignes qui suivent.

 

Black Hat : qu’est ce que c’est ?

 

 

Le black hat, à la base, désigne un hacker ayant des mauvaises intentions et qui n’hésite pas à accomplir des actions illégales telles que la création de logiciels espions ou encore de virus.

 

Cet expert s’oppose au « white hat » qui est un hacker ayant de bonnes intentions.

 

L’expression a été par la suite utilisée dans le domaine du référencement naturel ou SEO (Seach engine optimisation).

 

Dans ce domaine, le « black hat » se rapporte à des méthodes peu recommandables qui ne respectent pas les exigences des moteurs de recherche et principalement les recommandations de Google.

 

Les webmasters et les marketeux qui ont recours aux techniques de « black hat » n’hésitent pas à tromper les moteurs de recherche dans le but de faire remonter le site internet dont ils s’occupent sur la première page des résultats de Google.

 

Les utilisateurs des techniques de SEO black hat sont souvent conscient des risques qu’ils prennent.

 

En général, ce type de comporte n’est valable que sur du court terme, ainsi, ils visent l’obtention d’un trafic très fort sur le site web, mais pour une durée limitée dans les temps.

 

En prenant de tels risques, ils savent pertinemment que si l’algorithme de Google détecte ces actions illégales, leur site risque d’être rétrogradé ou pire encore, d’être black-listé.

 

Les sites placés sur la liste noire de Google sont en général voués à disparaître bien qu’il existe dans les faits des moyens de revenir en odeur de sainteté auprès du maître des moteurs de recherches par différents formulaires et en montrant patte blanche.

 

Malins, les spécialistes du « black hat » prennent ainsi les mesures nécessaires pour que leurs actions ne soient pas facilement identifiables et détectables.

 

Pour ce faire, ils n’hésitent pas à identifier les failles de l’algorithme de Google pour ensuite les exploiter à ses fins.

 

Le « black hat » utilisé en référencement se compose surtout d’actions d’automatisation pour ne citer que la génération automatique de sites ou de blogs qui renferment de nombreux liens.

 

Le référencement se fait alors à grande échelle et les résultats peuvent être rapides.

 

Le black hat selon Google

 

 

Afin d’améliorer le positionnement de votre site web, vous devez le référencer afin qu’il apparaisse à la première page des moteurs de recherche et principalement de Google.

 

Ainsi, vous devez être au courant des exigences de ces moteurs de recherche en matière de référencement.

 

Notez que Google désigne par « black hat » chaque action que vous menez afin de manipuler le positionnement de votre site comme le linking.

 

À titre d’exemple, si vous écrivez un petit message d’invitation sur un autre site et que vous y intégrez un lien qui pointe vers votre site, Google le considérerait comme une technique de chapeau noir.

 

La frontière est donc toujours mince entre un backlink et l’achat de lien, c’est donc à la discrétion de Google et de ses robots que vos actions soient considérées comme positives ou négatives pour les internautes.

 

En cas de doute, la sanction tombera toujours combien même votre contenu apporte de bonnes informations, car vous manquez de pertinence dans la sélection des liens.

 

Pour faire simple, Google qualifie de « black » toutes méthodes qui ne respectent pas ses directives.

 

White hat et black hat: comment les distinguer ?

 

 

Pour faire connaître un site web, tout spécialiste du référencement doit s’assurer que le site en question possède un bon positionnement dans les résultats de Google. Lorsque les internautes saisissent des mots-clés pertinents et liés aux activités du site, celui-ci doit remonter.

 

Un bon positionnement naturel ne s’obtient pas facilement et il est nécessaire que le webmarketer se conforme aux guidelines des moteurs de recherche et principalement ceux imposés par Google.

 

Ceux qui respectent les guidelines de Google sont considérés comme étant des spécialistes du chapeau blanc ou white hat.

 

Les webmasters qui exploitent les techniques de white hat privilégient les contenus de qualités optimisés SEO et offrent des informations pertinentes aux cibles/lecteurs.

 

Ces contenus travaillés notamment avec des techniques SEO performantes sont ensuite partagés à travers les forums spécialisés ou encore sur les réseaux sociaux afin de toucher le maximum de cibles.

 

L’inbound marketing est également un autre moyen légal de générer du trafic sur son site internet et de le faire remonter dans les Serps.

 

Contrairement aux méthodes « white hat », les techniques « black hat » sont moins orientés sur l’expérience utilisateur et la valeur ajoutée, mais bien sur les résultats coûte que coûte.

 

Ceux qui utilisent ces méthodes ne prennent pas le temps d’écrire des contenus de qualité ou encore de publier des choses originales et enrichissantes.

 

L’objectif principal en « black hat » est par exemple de générer des backlink qui pointent vers d’autres sites en les achetant ou en les déposants de manière massive.

 

Les contenus sont ainsi rarement intéressants et ne résolvent pas les problématiques rencontrées par les internautes.

 

Les résultats obtenus via les techniques de blacks sont temporaires alors que les risques sont élevés.

 

Google sanctionne immédiatement le site web référencé via ces techniques, car son algorithme finit par les détecter tôt ou tard.

 

A contrario, un site utilisant les méthodes de « white hat » sera quant à lui valorisé par les moteurs de recherche.

 

Spécificités des méthodes « black hat »

 

Les méthodes « black hat » ne considèrent pas les recommandations de Google et visent uniquement l’amélioration du positionnement du site web.

 

Voici quelques caractéristiques du black hat SEO :

 

Un contenu sans valeur ajoutée

 

 

Les webmasters qui exploitent les techniques blacks ont pour objectif d’optimiser le positionnement des sites qu’ils prennent en charge.

 

Ainsi, ils n’hésitent pas à créer des contenus spécifiques et d’y intégrer des liens pointant vers leurs sites.

 

Pour la création de ces contenus, ils utilisent la technique de spin et les textes obtenus se ressemblent tous.

 

Ils n’apportent aucune valeur ajoutée, car ils véhiculent les mêmes informations.

 

Un seul de ces articles suffit pour répondre à la requête des internautes et les restes ne sont là que pour créer des backlink.

 

Associée au netlinking, la technique de spin permet de générer rapidement des backlinks et améliore par la même occasion le positionnement du site référencé.

 

Notez que les spécialistes du « black hat » n’hésitent pas à exploiter d’autres techniques comme la duplication du contenu ou encore le « keyword stuffing » (bourrage de mots-clés) afin d’atteindre le but escompté.

 

Qui plus est, certains CMS comme WordPress favorisent les actions des adeptes du « black hat. » En effet, les webmasters peuvent utiliser des fonctionnalités comme les tags pour faire du netlinking.

 

Les redirections abusives

 

Afin d’optimiser le positionnement d’un site dans les SERPS, les webmasters qui exploitent les techniques blacks ont également recourt aux redirections abusives.

 

Grâce à cette stratégie, ils peuvent influencer les résultats des moteurs de recherche en faisant un transfert de popularité sans toucher au site principal (celui travaillé). Pour réaliser plusieurs redirections, les webmasters n’hésitent pas à acheter de nombreux noms de domaine qui enregistrent déjà de nombreux backclick de qualité.

 

Acheter un domaine populaire à forte autorité permet de gagner plusieurs mois voir plusieurs années…

 

Le domaine est alors considéré par Google comme étant de confiance et une référence.

 

Certains noms de domaine se rachètent à des prix astronomiques tènement le trafic qu’ils génèrent et les liens entrants sont nombreux et de qualité.

 

Sur ce point nous sommes en plein dans la zone grises, si vous achetez un domaine en correspondance avec votre thématique sans chercher à tromper l’internaute tout va bien.

 

Les choses deviennent plus sombres quand vous manipulez ce trafic pour vendre un produit ou un service connexe qui n’apportera pas vraiment de valeur pour les internautes.

 

Les liens

 

Pour les spécialistes du « black hat », l’exploitation des liens entrants ou sortants constituent un enjeu important. Ainsi, ils ciblent les sites à forte notoriété pour obtenir des backlinks.

 

Ils n’accordent pas trop d’importance à la qualité des contenus, mais se focalisent sur l’insertion des liens.

 

Pour sélectionner les meilleurs sites pour accueillir leurs liens, ils utilisent des outils comme Scrapebox.

 

L’achat de lien est également complètement interdit par Google, ainsi vous n’avez pas le droit d’acheter un lien sur un site à forte notoriété pour donner à votre domaine un coup de boost.

 


Dans la pratique, l’achat de lien est monnaie courante, car difficilement détectable par Google.

 

Le NSEO ou négative SEO

 

 

Certains webmasters qui exploitent les techniques du « black hat » n’hésitent pas à recourir au « negative SEO » pour tirer leurs concurrents vers le bas et gagner un meilleur positionnement qu’eux.

 

L’idée est d’appuyer sur la tête des concurrents pour les noyer afin de voir son site remonté à la surface, pas très fairplay, mais malheureusement, ça marche !

 

Parmi les stratégies associées au NSEO se retrouve le « Link Poisoning ».

 

Cette méthode consiste à créer des liens toxiques visant à ternir l’image d’un concurrent auprès de Google.

 

Toutefois, l’algorithme de Google est déjà capable de détecter une telle manœuvre et ne pénalise pas (toujours) les sites web qui en sont victimes.

 

Pour contourner l’action de ce robot de Google, les webmasters qui ont recours au « négative SEO » choisissent de booster la notoriété des sites concurrents via l’utilisation de liens de qualité.

 

Par la suite, ils effacent brusquement tous les liens créés et les sites concernés voient leur positionnement se dégrader de manière significative. Effet chaud froid pour les webmasters qui découvrent ce type d’attitude sur leurs sites.

 

Toujours dans le cadre du NSEO, les webmasters qui s’adonnent à la pratique peuvent également s’approprier des contenus de qualité découverts chez d’autres sites pour pouvoir tirer profit des balises canoniques.

 

Cette pratique implique des duplications de contenu et pour Google, la sanction sera sévère, car le site qui a fait le duplicate risque de voir son classement chuter.

 

Outre le duplicate content, il est également possible d’intégrer une balise « Meta Noindex » dans des sites ou boutiques en ligne dont le niveau de sécurité est déplorable. Cette opération entraîne la désindexation de contenus.

 

Pour les adeptes du « black hat », tous les moyens sont bons pour déstabiliser les concurrents et améliorer le positionnement des sites sur lesquels ils travaillent au niveau du référencement.

 

Si nous vous expliquons les principes du Négative SEO, ce n’est pas pour vous encourager à vous adonner à la pratique, mais pour vous mettre en garde sur certaines manœuvres malveillantes que certains webmasters spécialisés dans le « Black hat » peuvent faire.

 

Vous serez ainsi mieux préparé et pourrez agir lorsque vous constatez que certains de vos concurrents tentent de nuire à votre site.

 

Quelles sont les techniques les plus courantes en matière de « black hat » ?

 

Les techniques blacks ne sont pas forcément toutes mauvaises, mais c’est le fait qu’elles ne respectent pas les recommandations de Google qui pose problème.

 

Si les stratégies sont bien menées, votre site promet d’arriver à la première page de Google en un rien de temps.

 

Cependant, les résultats seront temporaires et vous devez vous tourner progressivement vers des méthodes plus douces comme du « grey hat » ou encore du « white hat » afin de garder le positionnement de votre site sur le long terme.

 

Si vous êtes décidé à recourir aux stratégies du « Chapeau noir » et prendre le risque de vous voir blacklister, voici quelques techniques :

 

Les pages satellites

 

 

Les pages satellites, comme leur nom le laisse entendre, sont des pages construites en parallèle à votre site.

 

Ce ne sont pas de vraies pages disponibles sur votre site et elles sont là uniquement pour booster son positionnement.

 

Ainsi, elles sont suroptimisées pour les moteurs de recherche et se retrouvent dans certaines phrases des textes de votre site ou encore dans les mots-clés que vous utilisez.

 

Ces pages satellites sont mieux connues sous l’appellation de pages fantômes et vous pouvez les exploiter par exemple pour les pages d’atterrissages (landing page).

 

Le Cloaking

 

Le « cloaking » est une technique courante en « black hat » et elle consiste à produire deux contenus différents pour une même page.

 

Le premier contenu qui est bien rédigé est destiné aux lecteurs et apporte des informations intéressantes. Quant au second, il est optimisé pour les moteurs de recherche et intègre entre autres de nombreux mots-clés.

 

Le « link farm evolution »

 

 

Cet outil est apprécié par les experts du « black hat », car elle permet de générer des liens de qualité dans le cadre d’une campagne de backlinks. Avec « link farm evolution », vous pourrez mieux tirer profit des plateformes de gestion de contenu à l’instar de Pligg ou encore de WordPress. Bien entendu, l’exploitation de cet outil est mal vue par Google. Ce dernier n’hésite pas à sanctionner lorsqu’il détecte de la tricherie au niveau du référencement.

 

Le texte caché

 

 

Le texte caché est presque aussi vieux qu’internet et certains webmasters ont recours au texte caché dans le cadre du SEO « black hat »

 

Le texte caché est présent sur une page, mais les internautes ne le voient pas.

 

Ce type de texte a été créé exclusivement pour le référencement et est surtout adapté pour les sites flash.

 

Son utilisation réclame de la rigueur et de la perspicacité, car Google peut le considérer comme du spamdexing.

 

Les techniques les plus grossières consistent à jouer sur les couleurs ou les polices pour fondre le texte dans la masse…

 

On entend même parfois des histoires de webmaster qui cachent involontairement du texte dans leurs pages et qui se voient sanctionné.

 

Le « black hat » est-il fiable ?

 

Si le « black hat » permet de gagner rapidement un bon positionnement dans les SERPS, les résultats en définitive restent éphémères.

 

Risquer de voir son site sanctionné pour avoir triché n’est pas la bonne option pour une opération de référencement sérieuse.

 

Afin d’éviter le déclassement de votre site et pour prétendre à un résultat de référencement plus stable, tournez-vous plutôt vers le « SEO white hat. ».

 

Ça tombe bien, notre blog Junto regorge d’articles et de guide pour vous aider à remonter dans les résultats de recherches !