Rédigé par

Etienne Alcouffe

Voici les tendances des trois prochaines années en publicité web !

mai 15, 2018

 

Si vous suivez les tendances du digital, vous savez que la protection des données et les chatbots sont au coeur des préoccupations (du moins en Avril 2018).

 

Mais connaissez-vous toutes les tendances qui seront plébiscitées pendant ces prochaines années ? Nous, oui : C’est pour cette raison que nous allons les partager avec vous.

 

En termes de publicité (qu’elle soit on ou offline), il est capital de rester au top de la tendance et de savoir se démarquer.

 

Les espaces publicitaires sont saturés, le consommateur est lassé, les concepts se suivent et se ressemblent. Votre job dans tout ça ? Sortir du lot, intriguer, susciter l’intérêt, créer une émotion, bref faire en sorte que l’on se rappelle de vous.

 

Connaître son produit sur le bout des doigts est indispensable. Mais connaître les dernières techniques publicitaires est indispensable. : C’est comme ça que vous arriverez à mettre en valeur votre offre.

 

C’est pour cela que nous allons vous dévoiler les tendances web qui feront la différence dans les trois prochaines années ! Celles-ci sont déjà efficaces. Et elles vous permettront de vous démarquer dans le milieu ultra compétitif des startups et du e-commerce.

 

Les chiffres de l’investissement du digital

 

Avant de se lancer dans les tendances qui seront au centre des évolutions des 3 prochaines années. Il convient de faire un état des lieux du digital. Le search et les réseaux sociaux sont majoritaires dans le marché.

 

Ils emportent 71% du marché, principalement avec les deux acteurs du duopole Google & Facebook (sans surprise).

 

Le mobile reflète naturellement cette tendance et l’amplifie même : 92% de parts de marché pour le duopole américain.

 

Le display quant à lui, est très largement porté par le social (à hauteur de 45% début 2017). Comme l’illustre ce visuel de LSA-Conso.fr, le marché digital français tout entier est rythmé, porté par le social. Sa part augmente et elle atteindra prochainement les 50% du marché total.

 

50% du marché total display

 

Les plateformes réseaux sociaux et Google deviennent incontournables et sont impliquées dans chaque transaction de nos jours.

 

Ce duopole peut-il se révéler dangereux ? Les internautes s’alarment-ils ? Et finalement, quels changements sont à prévoir suite à cette hégémonisation ? Nous vous donnons les réponses plus bas.

 

L’utilisation des données

 

Commençons par aborder le Règlement Général de Protection des Données. Même si vous n’êtes pas Facebook ou Google, même si vous êtes quelqu’un de bien dans le fond, ce paragraphe vous concerne.

 

La loi européenne change quelques détails pour tout publicitaire ou e-commerçant : On ne vas pas vous répéter ce qui a été dit, mais vous trouverez le lien vers le contenu de la réforme ci-bas.

 

GDPR

 

Quelle que soit votre activité, vous devez opter pour une utilisation des données claire et conforme à ce règlement fastidieux mais nécessaire. Il ne faut pas voir la réglementation européenne comme un ensemble de bloqueurs destinés à vous compliquer la vie.

 

Alors que vous, vous êtes un bon publicitaire et n’utiliserez pas les données des internautes à mauvais escient.

 

Le but de cette uniformisation est aussi de démystifier l’utilisation de la donnée en tant que ressource monétisée. : C’est une source de revenus pour les annonceurs comme un gage de qualité pour le ciblage des publicités.

 

L’essor du programmatique direct

 

Mais qu’est ce que le programmatique ?

 

Il s’agit simplement des transactions effectuées via la mise en relation automatique d’acheteurs et vendeurs d’espaces publicitaires.

 

Le programmatique classique désigne les transactions en Real Time Bidding. : Pour chaque impression (vue d’une publicité par un internaute), une enchère est générée.

 

Les annonceurs qui veulent cet emplacement sont confrontés via l’enchère et le plus offrant remporte l’impression. Ce procédé est répété à chaque fois que l’on affiche une publicité pour un internaute (sur un site donné).

 

Chaque annonceur (Facebook ou Google Display Network par exemple) affiche alors les publicités de l’enchère gagnante sur un très grand réseau de sites (la plupart des sites comportent des emplacements publicitaires) mais aussi opaque.

 

L’achat programmatique est clairement dominant sur le marché de la publicité display (comme Facebook Ads et Google Display Network) :

 

Il représente ⅔ des investissements publicitaires digitaux totaux en 2017, avec une croissance de 41%. Les réseaux sociaux représentent la majeure partie des achats programmatique avec 74%.

 

Le propre d’un marché en pleine croissance est qu’il n’a pas atteint sa phase de stabilité. C’est le cas de la publicité programmatique car de nombreuses mutations s’opèrent en ce moment.

 

Les marques expriment un besoin transparence et une volonté d’injecter leurs dépenses dans un circuit plus décentralisé et traçable. Même si l’automatisation des achats présente des avantages indéniables en termes de rendement. Les annonceurs se tournent vers des places de marché privées et des transactions directes.

 

Le programmatique direct offre :

 

  • Un meilleur contrôle des sites sur lesquels les publicités vont apparaître
  • Des achats publicitaires plus pointus
  • Un droit de regard des annonceurs sur les inventaires des éditeurs via des deals type “first look”

 

De nouvelles tendances émergent comme le programmatique garanti (ou programmatique direct). Normalement, les espaces publicitaires sont mis aux enchères en Real Time Bidding : Le plus offrant remporte l’espace pour une impression et peut diffuser son annonce.

 

Dans ce cas, le système d’enchères ne vous permet pas de garantir un volume d’impression. Vous ne savez pas à l’avance quel ROI vous obtiendrez.

 

Avec le programmatique garanti, vous n’achetez plus des espaces publicitaires mais de l’audience. On vous vend directement un volume d’impressions, via un private deal.

 

Vous avez le choix dans un inventaire proposé en direct garanti de manière automatisée et transparente : Un choix d’éditeurs; comme un catalogue.

 

Généralement, l’achat en programmatique garanti est effectué sous forme de blocs au CPM (2 50 000 impressions en home page par exemple). C’est plus clair comme ceci non ?

 

Les données first party viennent concurrencer Facebook et Google !

 

Le duopole de la data est très largement dominant sur le reste des bases de données. Facebook et Google sont les mastodontes de la data et ça ne changera pas tout de suite.

 

Cependant, la tendance s’inverse et les entreprises capitalisent de plus en plus sur leurs propres données : Celles de leurs clients.

 

Il s’agit donc de données qu’ils ont acquis eux-mêmes et sans passer par une tierce partie comme Google ou Facebook : C’est la data first party, celle qui n’appartient qu’à vous.

 

Ces données présentent aussi l’avantage d’être gratuites puisque c’est votre entreprise qui s’est donné la peine de les collecter. Vous pouvez collecter vos données à l’aide des cookies sur votre site par exemple, de votre appli ou des réseaux sociaux.

 

Le problème principal des bases de données

 

Le problème principal des bases de données de magasin physique est qu’elles sont souvent criblées de doublons ou d’infos erronées, obsolètes. Mais lorsque votre base de donnée est digitale.

 

Vous évitez les doublons et pouvez affinez vos connaissances en recoupant les différents canaux (site web, réseaux sociaux…).

 

Vous allez me dire qu’une base de point de vente est souvent très riche et qu’elle ne contient pas les mêmes informations que celle d’un site web. Hors, vous exploitez le plein potentiel de vos données client seulement quand elles sont regroupées dans une seule et même base !

 

Mais comment faire pour fusionner vos bases de données physiques et digitales ?

 

Il vous faut une “Data Management Platform” : C’est un outil capable de gérer les bases client et surtout, de vous permettre d’adopter une vision 360° de chacun de vos clients.

 

En fusionnant tous vos flux de CRM, vous pourrez adopter une communication personnalisée et efficace qui vous permettra de mieux comprendre les attentes et habitudes de vos clients.

 

N’avez vous jamais rêvé de proposer une vente additionnelle online à un client qui vient d’acheter en magasin ? De pouvoir attribuer la vente d’un produit sur votre site à un passage en magasin ?

 

Grâce au CRM Onboarding, tout ceci est possible. Le process de l’onboarding compare une base CRM et les visiteurs / acheteurs sur votre site : Il peut les fusionner et vous proposer une base de donnée client digitale et globale.

 

 
Comme vous l’avez compris, la first party data à de beaux jours devant elle :

 

  • Elle permet d’obtenir une info qualitative, personnelle et sûre
  • Elle permet de contourner les “walled gardens” de Facebook et Google

 

Quand blockchain et publicité se rencontrent

 

La blockchain est une façon de fonctionner bien différente : La quasi-totalité des systèmes fonctionnent aujourd’hui avec un centre névralgique.

 

Facebook et Google en ont un par exemple : Toute l’info est stockée chez eux et leur organisation ainsi que les données qu’ils ont sur vos clients est opaque. Ou du moins, impossible à vérifier.

 

La blockchain propose un système différent : Cette technologie de stockage et de transmission de l’information offre un contrôle total sur l’information à chaque acteur. C’est cette technologie qui est utilisée pour viabiliser le bitcoin, une des principales crypto-monnaies.

 

Wikipédia annonce : Techniquement, il s’agit d’une base de données distribuée dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, l’ensemble étant sécurisé par cryptographie, et formant ainsi une chaîne.

 

Mais comment le principe de la blockchain pourrait-il s’appliquer à la publicité en ligne ?

 

Et bien, tout reste encore à faire mais les premiers pas sont déjà faits. L’interactive Advertising Bureau a déjà consacré un groupe de travail.

 

Le but serait principalement d’imaginer un monde publicitaire avec une meilleure gestion de la donnée, la lutte contre la fraude et le respect de la vie privée.

 
Tout comme la publicité !

 

La blockchain permet à deux individus qui ne se connaissent pas de passer une transaction à bas coût en toute sécurité. La sécurité provient du fait que chacun détient la totalité des informations de la blockchain, pas de stockage centralisé chez l’annonceur.

 

De nombreux outils basés sur le principe de la blockchain existent déjà comme AdChain (outil de développement d’applications décentralisées pour la publicité) ou encore Adex (application dédiée à la lutte contre la fraude et pour le maintien de la vie privée).

 

Sachez que ces initiatives font partie d’une tendance très porteuse dans le futur immédiat. La blockchain a beaucoup à apporter à l’univers de la publicité.

 

Les réseaux sociaux : La croissance continue

 

Vous vous demandez pourquoi les réseaux sociaux font partie de cet article sur les futures tendances ?

 

Celle-ci n’est pas toute nouvelle, mais elle est toujours en pleine croissance. Les réseaux sociaux se réinventent perpétuellement et leur performance augmente toujours.

 

Si Mark a récemment pris un coup dans l’aile, les réseaux sociaux (Facebook y compris) restent un canal de fidélisation (et par extension, d’acquisition) ultra-performant. Le lien entre les réseaux sociaux et l’acte d’achat est de plus en plus marqué : Les réseaux sociaux génèrent des conversions ! A condition de savoir manier l’outil.

 

Tous les réseaux ne s’utilisent pas de la même façon, mais ils sont tous connectés par le même état d’esprit : Les réseaux sociaux (hors sponsoring payant) ne sont pas fait pour faire de la publicité : Vous ne devez pas faire la promotion de vos produits, faute de quoi votre communauté risque de se désintéresser de votre page.

 

Les réseaux sociaux sont faits pour faire réagir, rire, commenter et aimer (et bien d’autres réactions).

 

Vous pouvez troquer la notion de “créer de la valeur ajoutée” pour “créer de la chaleur ajoutée” : Cela requiert de se mettre un peu à l’écart et de parler plutôt des sujets d’actualité.

 

Le sport favori des réseaux sociaux est le “newsjacking” : On utilise une actu récente et on se sert de cette occasion pour prendre la parole, on se l’approprie !

 

Une ligne éditoriale bien maniée avec une stratégie de publication efficace peut vous apporter beaucoup de vues.

 

Et comme vous le savez, un certain pourcentage de ces vues se transformeront en prospects, puis en clients. Si vous arrivez à captiver les gens avec votre personnalité, votre humour et votre façon d’écrire, ils se rappelleront de vous.

 

Il peut être parfois difficile de faire décoller sa page :

 

Si les likes stagnent d’un mois sur l’autre, c’est peut-être que vous n’avez pas trouvé une ligne éditoriale qui plaît à vos fans. Vous pouvez tenter de changer totalement d’approche, de sortir un peu des sujets de votre secteur pour vous diversifier et vous rapprocher du grand public.

 

Vous pouvez aussi essayer une campagne d’acquisition de likes : C’est parfois un outil utile pour passer un palier. Quand les débuts s’avèrent difficiles, un “coup de pouce sponsorisé” peut s’avérer utile !

 

Nous aidons des dizaines d’entreprises à doubler, voire tripler leurs acquisitions social media. Faites-nous confiance et laissez-nous vous montrer ce que l’on peut faire pour vous !

 

L’intelligence artificielle au service de la pub digitale

 

L’intelligence artificielle n’est pas un procédé de publicité en lui-même. Mais il supporte toute la branche publicitaire. Grâce à l’IA, le traitement des données est rendu intelligent et il est aussi boosté : Vos publicités sont proposées au bon segment de client et vous maximisez votre ROI.

 

Grâce au machine learning, le système publicitaire apprends à cibler les internautes qui rapportent et à écarter ceux qui ne transforment pas. Etant donné que l’algorithme apprends à cerner les gens en fonction de leur comportement sur le web sans les connaître. Il s’agit bel et bien d’une intelligence artificielle.

 

Les chatbots parlent à vos clients

 

L’agent conversationnel (vous ne l’entendrez pas beaucoup) ou plutôt chatbot est un robot qui répond à vos clients pour vous. On lui confie différents niveaux de service client. : Selon le niveau de complexité de votre business et selon le bot que vous avez choisi. Il pourra satisfaire certaines requêtes client, pas d’autres.

 

L’intérêt d’un tel chatbot est de répondre automatiquement à des questions fréquentes par exemple. Si vous êtes présent sur Facebook et que l’on vous contacte fréquemment par messenger. Vous savez comme moi que 60% à 90% des questions que l’on vous pose sont (très) récurrentes. C’est donc un travail de robot !

 

Le chatbot présente aussi l’avantage de ne pas dormir. : Et oui, quand le community manager ou le webmaster quitte le bureau et rentre chez lui. Le chatbot prend le relai, toute la nuit.

 

Son avantage final est d’être parfaitement intégré dans le site pour lequel il “travaille”. Dans Facebook ou sur votre site web, il répond comme un humain, dans la même fenêtre et sans que l’on ai besoin de télécharger une application.

 

nouvelle tendance chat bot

 

Nous allons étudier des exemples de chatbots afin que vous puissiez comprendre l’ampleur du gain.

 

Les chatbots Facebook Messenger

 

Il y a plus de 11 000 chatbots messenger différents : Difficile de tous les inclure dans cette partie donc.

 

Les chatbots au service de sites d’information peut envoyer des articles correspondant aux centres d’intérêts d’un internaute par exemple. “Vous aimez le bike polo ? Voici les 5 articles trendy de ce mois”.

 

Sur les sites d’e-commerce, les internautes lui demandent d’envoyer des alertes de prix sur une catégorie d’article par exemple. “Vous avez 5 modèles d’autocuiseurs à moins de 40 € aujourd’hui”.

 

Les chatbots “à choix” : Ils vous proposent un tunnel de réponses et vous choisissez. Ils prennent diverses formes. Les films à l’affiche de votre cinéma par exemple.

 

Une utilisation courante et efficace d’un chatbot messenger est de l’utiliser pour faire le relais de votre FAQ. Je m’explique : Pour répondre automatiquement aux questions fréquentes. Vous pouvez configurer un bot pour diriger les internautes et leur apporter réponse sans même que vous ayez à lever le petit doigt.

 

Grâce à un tunnel de choix prédéfinis, vous pouvez guider les gens vers ce qu’ils cherchent : Un peu comme la messagerie vocale de votre téléphone “Pour réécouter ce message, tapez 2”. Pour commencer, offrez les 4 ou 5 choix correspondants aux questions les plus fréquentes, en incluant toujours une porte de sortie (si le client ne trouve pas ce qu’il cherche)

 

“Bonjour, comment puis-je vous aider ?”

 

  • Remboursement et retours
  • Demande d’information
  • Demande d’horaires
  • Prendre un rendez-vous
  • Ma réponse ne se trouve pas ici

 

Grâce au dernier choix, on évite la frustration. Ainsi, les clients peuvent toujours vous parler. Mais vous filtrez une importante partie des demandes avant qu’elles vous arrivent.

 

Voici l’exemple de “Ask Mona”, une page Facebook proposant des idées de sortie sur Paris.

 

mona chat bot messenger ask mona chat bot messenger

 

La période de rationalisation de la publicité serait-elle en approche ?

 

Après l’explosion de la publicité dans les années 2000, des années de croissances à deux (trois ?) chiffres se sont suivies pour tous les indicateurs. La demande explosait de manière complètement irrationnelle : Ceci a entraîné de nombreuses incertitudes, de nombreux manques de transparence et une qualité publicitaire pas toujours au rendez-vous.

 

Maintenant que la quantité est installée. Il semblerait que l’aspect qualitatif de la publicité est présent dans toutes les approches. Si ce n’est qu’il est au coeur des préoccupations. La publicité web se métamorphose sous tous ses aspects :

 

  • La transparence des placements publicitaires (les transactions privées)
  • La transparence des coûts
  • le respect de la vie privée (Règlement Général sur la Protection des données)
  • l’appropriation des données (data first party)
  • le raccourcissement des circuits
  • la décentralisation de la donnée (blockchain)

 

Il semblerait que l’industrie publicitaire soit en train de “nettoyer” le fouillis créé par des années de croissance effrénée. Et c’est plutôt une bonne nouvelle pour les annonceurs comme pour les clients.

 

Comme vous avez pu le lire, les annonceurs bénéficieront d’une meilleure vision sur le résultat de leurs publicités (où seront-elles diffusées, qui toucheront-elles…).

 

De l’autre côté, l’internaute verra moins de publicités (à terme) et elles seront plus qualitatives, plus centrée sur ses domaines d’intérêt grâce à l’amélioration de la first party data notamment.

 

Ces changements ne sont que les prémices d’une ère où mutualisation de la donnée et vie privée cohabiteront… Peut-être. On l’espère vraiment chez Junto en tout cas !

 

J’espère que cet article vous a apporté un bon panorama des futures tendances et développements de la publicité et du digital en général pour les années à venir.

 

Quelles autres axes feront la publicité de demain selon vous ?

Avez-vous recommandé cet article à un proche ?