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YouTube Ads en 2026 : le guide pour transformer la vidéo en pipeline mesurable

Etienne Alcouffelundi 22 juin
YouTube Ads en 2026 : le guide pour transformer la vidéo en pipeline mesurable
8 min

En 2026, YouTube n'est plus un canal de notoriété que l'on case en fin de plan média. C'est un levier d'acquisition piloté par l'IA de Google, où la vidéo se diffuse sur mobile, sur Shorts et sur l'écran du salon (CTV), et où la performance se mesure jusqu'au lead et au chiffre d'affaires. Ce guide explique comment construire des campagnes YouTube rentables avec les formats et types de campagne actuels (Demand Gen, Performance Max), un tracking conforme au Consent Mode v2 et une logique de citation par les moteurs IA.

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part 1Qu'est-ce que YouTube Ads en 2026 ?
part 2Ce qui a changé en 2026 : la fin des Video Action Campaigns et l'ère Demand Gen
part 3Les formats YouTube et le bon usage de chacun dans le tunnel
part 4Ciblage et audiences : la donnée first-party comme socle
part 5Méthode Junto : construire une campagne YouTube Ads rentable en 7 étapes
part 6Mesure et tracking en 2026 : Consent Mode v2, Enhanced Conversions et incrémentalité
part 7Faire de YouTube un canal cité par les IA : le réflexe GEO
part 8Structure de compte, budget et enchères : dépenser mieux, pas plus
part 9Les vidéos qui convertissent sur YouTube : règles créatives 2026
part 10Questions fréquentes

Qu'est-ce que YouTube Ads en 2026 ?

YouTube Ads désigne l'ensemble des formats publicitaires diffusés sur YouTube et achetés via Google Ads. En 2026, ces formats ne se gèrent plus dans des campagnes vidéo isolées : ils s'activent à l'intérieur de types de campagne pilotés par l'IA de Google, principalement Demand Gen (qui réunit YouTube in-stream, YouTube Shorts, Discover et Gmail) et Performance Max (qui distribue vos vidéos sur l'ensemble de l'inventaire Google, dont YouTube). L'ancien format Video Action Campaign a été migré vers Demand Gen courant 2025 ; il ne faut plus le considérer comme un type de campagne actif.

Concrètement, faire de la publicité sur YouTube revient à fournir à l'algorithme de bons signaux (objectif de conversion clair, audiences first-party, valeur de conversion) et de bonnes vidéos (accroche dès la première seconde, message lisible sans le son, format adapté au placement), puis à laisser l'enchère intelligente arbitrer la diffusion. La compétence n'est plus dans le réglage manuel des enchères, elle est dans la qualité des données envoyées et dans la créa.

Ce que c'est

  • Un levier d'acquisition full-funnel acheté dans Google Ads (Demand Gen, Performance Max, campagnes vidéo de notoriété)

  • Un système d'enchères piloté par l'IA qui optimise vers un objectif mesurable : vue qualifiée, clic, lead, achat

  • Un inventaire qui couvre le mobile, le desktop, YouTube Shorts et de plus en plus la TV connectée (CTV)

  • Un canal intégré à l'écosystème Google (Search, Discover, Gmail) qui croise intention et comportement de visionnage

Ce que ce n'est pas

  • Ce n'est pas une simple campagne de vues ou d'impressions sans suite business

  • Ce n'est plus le terrain des Video Action Campaigns, retirées et migrées vers Demand Gen en 2025

  • Ce n'est pas un canal où la créa publicitaire TV classique fonctionne telle quelle (le mobile et le son coupé imposent d'autres règles)

  • Ce n'est pas un levier que l'on pilote au CPV seul : un coût par vue bas qui ne génère ni lead ni vente n'a aucune valeur

Ce qui a changé en 2026 : la fin des Video Action Campaigns et l'ère Demand Gen

Le changement structurant des deux dernières années est la disparition des Video Action Campaigns (VAC). Google a cessé d'autoriser leur création au printemps 2025, a fourni un outil de migration pour conserver l'historique d'apprentissage, puis a automatiquement basculé vers Demand Gen les comptes qui dépensaient encore en VAC à partir de l'été 2025, les derniers cas étant traités début 2026. En 2026, si un prestataire vous parle encore de Video Action Campaign comme d'un format à activer, c'est un signal que sa méthode n'a pas été mise à jour.

La logique a changé en profondeur. On ne raisonne plus "format par format" mais "type de campagne par objectif". La vidéo devient un asset que l'on injecte dans une campagne pilotée par l'IA, et c'est l'algorithme qui décide du placement (in-stream, Shorts, Discover, Gmail) en fonction de la probabilité de conversion. Votre travail consiste à cadrer l'objectif, nourrir les bons signaux et fournir des créas déclinées par placement.

  • Demand Gen : le type de campagne de référence pour la performance vidéo sur YouTube. Il couvre YouTube in-stream, YouTube Shorts, Discover et Gmail dans une seule campagne optimisée par l'IA.

  • Performance Max : distribue vos assets (dont vos vidéos) sur tout l'inventaire Google, YouTube compris. Pertinent pour l'e-commerce et les objectifs de vente, à condition de garder le contrôle des placements vidéo.

  • Campagnes vidéo de notoriété : restent disponibles pour la portée, le reach et la mémorisation (bumper, in-stream skippable / non-skippable optimisés en CPM ou en vues).

Pour les annonceurs qui combinent acquisition payante et organique, l'enjeu 2026 est aussi de penser la vidéo comme un actif réutilisable : une même création peut nourrir vos campagnes payantes et votre SEO YouTube, où le référencement de vos vidéos prolonge gratuitement la portée de vos investissements média.

Le "Power Pack" : Demand Gen, AI Max for Search et Performance Max

Google pousse en 2026 une combinaison de trois types de campagne souvent présentée comme un trio complémentaire :

  • Demand Gen crée la demande en haut et milieu de tunnel via des formats visuels immersifs, dont YouTube et Shorts.

  • AI Max for Search capte l'intention en bas de tunnel sur la recherche, avec un ciblage sans mot-clé et une personnalisation des annonces. Ce n'est pas un produit YouTube, mais il ferme la boucle que YouTube ouvre : la vidéo crée la considération, AI Max récupère la requête qui en découle.

  • Performance Max orchestre la performance full-funnel sur l'ensemble des surfaces Google.

L'erreur fréquente est de juger une campagne Demand Gen YouTube sur ses seules conversions directes. Une part de sa valeur se matérialise plus tard, en search de marque ou en visite directe. C'est pourquoi la mesure incrémentale (voir plus bas) devient indispensable pour ne pas sous-investir dans le haut de tunnel.

La créa générée par IA, intégrée à Google Ads

Demand Gen permet désormais de produire des variantes de vidéos et d'images à partir de quelques prompts, via les modèles génératifs de Google (Gemini, Veo, et les outils image intégrés à l'interface). En pratique, cela accélère le test d'angles et l'adaptation par audience, mais ne remplace pas une direction créative : l'IA décline, elle ne décide pas de la promesse. La bonne approche consiste à produire manuellement vos 2 à 3 concepts forts, puis à utiliser la génération IA pour multiplier les variantes (accroches, fins, formats verticaux) à tester.

Les formats YouTube et le bon usage de chacun dans le tunnel

Même si l'on raisonne désormais par type de campagne, comprendre les formats reste essentiel : c'est ce que voit réellement l'internaute. Le bon format est celui qui fait avancer la personne dans le tunnel, pas celui qui flatte la marque.

  • Bumper (6 secondes, non-skippable) : conçu pour la mémorisation. Idéal en haut de tunnel pour marteler une accroche ou soutenir une campagne séquencée. Court, dense, une seule idée.

  • In-stream skippable : le format le plus courant. Les 5 premières secondes filtrent les audiences réellement intéressées. Parfait pour tester des angles avant de scaler ce qui convertit.

  • In-stream non-skippable (jusqu'à 15 secondes) : impose la diffusion complète. Adapté à la notoriété ciblée et au retargeting d'audiences déjà engagées.

  • YouTube Shorts (vertical 9:16) : un volume de vues massif et une consommation ultra-rapide. À traiter comme un format à part entière, pas comme un recadrage de vidéo horizontale. La swipabilité impose une accroche immédiate.

  • Annonces Demand Gen sur Discover et Gmail : prolongent la portée au-delà du player YouTube, dans des contextes de découverte.

  • Masthead : la bannière en tête de la home YouTube, réservée aux temps forts (lancement, campagne nationale). Couverture maximale, exigence créative non négociable.

Connected TV (CTV) : YouTube sur l'écran du salon

La montée en puissance de YouTube sur la TV connectée est l'un des faits marquants de 2026. Une part croissante du temps de visionnage YouTube se fait désormais sur le grand écran, dans un contexte de forte attention et de visionnage complet. Deux conséquences pour les annonceurs :

  • Le contexte CTV n'est pas le contexte mobile : pas de clic immédiat, une logique de mémorisation et de considération, une qualité d'image attendue plus élevée.

  • Les annonces shoppables sur CTV, qui affichent un carrousel produit interactif à côté de la vidéo, se généralisent via Demand Gen et Performance Max, avec un flux produit issu de Google Merchant Center. La frontière entre branding TV et performance commence à s'effacer.

La bonne pratique est de distinguer, dans votre mesure, la diffusion CTV de la diffusion mobile, car leur rôle dans le tunnel et leurs KPIs ne sont pas les mêmes.

Maîtriser les placements avec les channel controls

Depuis 2025, Demand Gen propose des channel controls qui permettent de choisir où vos annonces se diffusent (YouTube, Shorts, Discover, Gmail) au lieu de tout laisser à l'algorithme. C'est un levier de propreté important : vous pouvez par exemple isoler une campagne 100 % YouTube Shorts pour un public jeune, ou exclure Gmail si ce placement ne sert pas votre objectif.

Côté Performance Max, le sujet sensible est le contrôle de l'inventaire vidéo : vos vidéos peuvent y être diffusées largement. Surveillez le rapport sur les emplacements, excluez les chaînes et contenus non pertinents, et ne laissez pas YouTube devenir une dépense aveugle au sein d'une campagne PMax mal cadrée.

Ciblage et audiences : la donnée first-party comme socle

En 2026, la durabilité de votre ciblage dépend de vos données first-party, pas des cookies tiers. Contrairement à un récit encore répandu, Google n'a pas supprimé les cookies tiers dans Chrome : la dépréciation forcée a été abandonnée en 2024 au profit d'un modèle reposant sur le choix utilisateur et la Privacy Sandbox. La conséquence pratique reste la même : il faut bâtir son ciblage sur des signaux que vous possédez.

  • Customer Match : importez vos listes clients (emails CRM hachés) pour cibler, exclure ou créer des audiences proches de vos meilleurs clients. C'est le carburant le plus durable du ciblage YouTube post-cookie.

  • Audiences à forte intention (in-market, segments personnalisés) : ciblez par recherches récentes et URL visitées plutôt que par démographie large.

  • Audiences similaires pilotées par l'IA : en Demand Gen, l'expansion d'audience à partir de vos données first-party remplace l'ancienne logique manuelle de lookalike.

  • Retargeting : combinez visiteurs du site, engagés sur la chaîne YouTube et abandons de tunnel pour des séquences sur mesure.

Plus vos audiences first-party sont riches et fraîches, plus l'IA de Google optimise vite. C'est l'un des chantiers où une agence apporte le plus de valeur : structurer la remontée CRM, hacher proprement les données et automatiser la mise à jour des listes.

Le retargeting séquentiel comme machine à convertir

Le retargeting séquentiel consiste à diffuser des vidéos différentes selon le comportement de l'utilisateur. Une logique simple et efficace :

  • Vue partielle d'une vidéo d'accroche : on rediffuse un message qui lève une objection.

  • Clic sans conversion : on pousse une preuve (témoignage, démonstration, garantie).

  • Abandon de tunnel : on relance avec une incitation claire et un CTA direct.

Chaque étape pousse un cran plus loin. C'est souvent là que se gagne la rentabilité d'un dispositif YouTube : le premier contact crée la considération, la séquence transforme.

Méthode Junto : construire une campagne YouTube Ads rentable en 7 étapes

11. Définir l'objectif business et le modèle de mesure

Avant tout réglage, on fixe l'objectif (lead, vente, valeur de conversion) et on s'assure que la mesure est en place : Consent Mode v2, Enhanced Conversions, GA4, remontée CRM. Sans mesure fiable, l'IA optimise dans le vide.

22. Préparer les audiences first-party

On structure et on importe les listes Customer Match, on construit les segments custom intent et les audiences de retargeting. C'est le carburant durable de la diffusion post-cookie.

33. Choisir le bon type de campagne

Demand Gen pour la performance vidéo full-funnel sur YouTube, Performance Max pour l'e-commerce piloté par le flux produit, campagnes vidéo de notoriété pour le reach. On exclut toute logique Video Action Campaign, retirée en 2025.

44. Produire des créas par placement et par étape

On crée 2 à 3 concepts forts, déclinés en formats (bumper, in-stream, Shorts vertical) et en étapes de tunnel. On utilise la génération IA de Google Ads pour multiplier les variantes une fois les concepts validés.

55. Cadrer placements, budget et enchères

On active les channel controls pour maîtriser la diffusion, on cale un budget de test suffisant pour sortir de l'apprentissage, et on pilote par la valeur de conversion plutôt que par le volume.

66. Laisser apprendre, puis lire les signaux

On respecte la phase d'apprentissage sans la perturber, puis on analyse : quels placements (mobile vs CTV), quels formats, quelles audiences génèrent de la conversion réelle, pas seulement des vues.

77. Scaler par l'incrémentalité

On valide la contribution réelle de YouTube via Conversion Lift, GeoLift ou MMM avant d'augmenter le budget par paliers. On ne scale que ce qui prouve sa rentabilité incrémentale.

Mesure et tracking en 2026 : Consent Mode v2, Enhanced Conversions et incrémentalité

La performance d'une campagne YouTube dépend directement de la qualité de la mesure. Et en 2026, mesurer proprement impose de concilier conformité (consentement) et fiabilité (récupération du signal). Le balisage navigateur seul ne suffit plus : entre restrictions de tracking et consentement obligatoire, une partie des conversions n'est plus observée directement, elle est modélisée.

  • Consent Mode v2 : obligatoire dans l'EEE depuis 2024 pour utiliser les fonctionnalités Google Ads et la modélisation. Il transmet l'état du consentement (publicité, analytics) et permet à Google de modéliser les conversions des utilisateurs qui refusent les cookies. Le server-side ne dispense jamais du consentement : c'est un complément, pas un contournement.

  • Enhanced Conversions : envoie des données first-party hachées (email, téléphone) côté serveur pour reconnecter des conversions que le navigateur perd. C'est le produit Google de référence pour fiabiliser la mesure YouTube post-cookie.

  • Server-side tagging (sGTM) : centralise la collecte côté serveur, améliore la durée de vie des signaux et la résilience. Il récupère une part non négligeable de conversions invisibles côté navigateur, mais le gain réel dépend du secteur, du mix d'appareils et du taux de consentement : méfiez-vous des pourcentages magiques annoncés sans contexte.

  • GA4 + BigQuery : GA4 (qui a remplacé Universal Analytics, supprimé) avec son export BigQuery natif permet une analyse fine du parcours et un rapprochement avec le CRM.

Mesurer l'incrémentalité, pas seulement le last-click

YouTube souffre structurellement de l'attribution last-click : il crée de la demande qui se concrétise plus tard, ailleurs. Pour ne pas le sous-évaluer, deux approches sont à intégrer en 2026 :

  • Conversion Lift / études d'incrémentalité : mesurent l'effet causal réel de l'exposition YouTube par comparaison entre groupe exposé et groupe témoin.

  • GeoLift et Marketing Mix Modeling (MMM) : à l'échelle, ces approches géographiques et statistiques évaluent la contribution de YouTube indépendamment des cookies, ce qui en fait un complément naturel dans un monde où le signal d'attribution s'affaiblit.

Le bon principe : piloter le quotidien avec l'attribution data-driven de GA4, mais valider les décisions de budget structurantes avec l'incrémentalité.

Faire de YouTube un canal cité par les IA : le réflexe GEO

En 2026, une part croissante des recherches passe par des réponses génératives : Google AI Overviews et AI Mode, ChatGPT, Perplexity, Gemini. Ces moteurs citent des sources, et vos vidéos comme vos pages peuvent en faire partie. C'est l'enjeu du GEO (Generative Engine Optimization), le pendant du SEO pour les moteurs de réponse. Pour une marque qui investit en vidéo, c'est une opportunité : YouTube appartient à Google, et ses contenus nourrissent largement les systèmes IA.

Pour maximiser vos chances d'être cité par les moteurs IA quand un internaute pose une question liée à votre catégorie :

  • Donnez des réponses définitives et structurées : titre clair, réponse en première phrase, listes et tableaux. Les IA extraient mieux ce qui est explicitement formulé.

  • Soignez la clarté d'entité : nom de marque, produits, expertise cohérents partout (site, chaîne YouTube, fiches), pour que les modèles relient correctement les informations.

  • Exploitez les transcriptions et descriptions : une vidéo YouTube bien décrite, sous-titrée et transcrite devient une source textuelle exploitable par les IA, pas seulement un fichier vidéo.

  • Données structurées et fraîcheur : balisage Schema.org (VideoObject, FAQPage) et mises à jour régulières envoient des signaux d'autorité et d'actualité.

La boucle vertueuse est claire : vos campagnes YouTube Ads génèrent de la notoriété et des vues, votre SEO YouTube capitalise cette portée en organique, et la structuration GEO transforme vos contenus en sources citées par les IA. Trois leviers qui se renforcent au lieu de se concurrencer.

Structure de compte, budget et enchères : dépenser mieux, pas plus

Une campagne YouTube rentable repose autant sur la structure que sur la créa. Quelques principes qui font la différence en 2026 :

  • Un objectif par campagne : l'IA apprend vite, mais seulement si la trajectoire est claire. Objectif flou, apprentissage biaisé. Ne mélangez pas notoriété et acquisition dans une même campagne.

  • Segmentez par maturité et par device : une campagne CTV de considération et une campagne Shorts de performance ne se pilotent pas avec les mêmes KPIs ni les mêmes créas.

  • Laissez la phase d'apprentissage se stabiliser : évitez les modifications quotidiennes qui réinitialisent l'apprentissage. Donnez à l'algorithme assez de conversions par semaine pour sortir de la phase de test.

  • Pilotez par la valeur, pas par le volume : avec le value-based bidding, alimentez l'enchère avec une valeur de conversion réelle (marge, valeur client) plutôt qu'un simple compte de conversions. C'est ce qui permet de scaler le chiffre d'affaires, pas seulement les leads.

Combien coûte une campagne YouTube Ads et comment cadrer un budget

Il n'existe pas de CPV ou de CPA universel : ils varient fortement selon le secteur, le format, l'audience et la qualité de la créa. Au lieu de viser un chiffre théorique, raisonnez par paliers :

  • Budget de test : suffisant pour générer assez de signaux de conversion par semaine sur l'objectif choisi, afin que l'IA sorte de l'apprentissage. En dessous, vous payez l'apprentissage sans jamais le rentabiliser.

  • Budget de scale : on n'augmente que ce qui prouve sa rentabilité incrémentale, par paliers progressifs sur 1 à 2 semaines, pour ne pas casser l'apprentissage.

  • Arbitrage créa vs média : en 2026, dans des enchères pilotées par l'IA, la créa est le premier levier de performance. Mieux vaut investir dans 3 bons concepts vidéo que disperser le budget sur une seule créa moyenne.

Sur le plan de la tarification d'une agence, deux modèles coexistent : un pourcentage du budget média géré, ou un forfait de gestion. Le bon choix dépend du volume de dépense et du niveau d'accompagnement créatif attendu.

Les vidéos qui convertissent sur YouTube : règles créatives 2026

Dans des campagnes où l'algorithme arbitre la diffusion, la créa redevient le principal levier de performance. Une vidéo mal pensée dilue le budget ; une vidéo alignée sur son placement le multiplie.

  • Capter l'attention dès la première seconde : pas de préambule, pas de logo flottant. On commence par l'accroche.

  • Penser "son coupé" : une large part des vues mobiles se fait sans le son. Sous-titres systématiques, message lisible à l'image.

  • Optimiser pour le vertical et le mobile : Shorts et in-stream mobile imposent verticalité, lisibilité et rythme. Le recadrage d'une vidéo horizontale ne suffit pas.

  • Faire passer le message clé tout de suite : l'intention doit être immédiate, surtout sur les formats skippables où les 5 premières secondes décident de tout.

  • Décliner par étape de tunnel : un même concept se décline en version accroche (haut de tunnel), preuve (considération) et offre (conversion).

La génération IA de Google Ads aide à multiplier les variantes une fois le concept validé, mais la hiérarchie reste : un bon concept décliné par l'IA bat dix variantes IA d'un concept faible. Cette logique vaut sur toutes les plateformes vidéo et sociales ; une agence social ads pense d'ailleurs la production créative de façon transversale pour réutiliser les meilleurs angles d'un canal à l'autre.

YouTube Ads en 2026, ce n'est plus une affaire de vues : c'est un système qui combine bons signaux, bonnes créas et mesure conforme pour générer du pipeline. C'est exactement ce que pilote notre agence YouTube Ads : structure de compte Demand Gen et Performance Max, audiences first-party, tracking Consent Mode v2 et mesure de l'incrémentalité. Pour cadrer votre dispositif et l'aligner sur vos objectifs business, contactez nos experts.

Questions fréquentes

# 01

Les Video Action Campaigns existent-elles encore en 2026 ?

Non. Google a cessé d'autoriser la création de Video Action Campaigns au printemps 2025, puis a automatiquement migré les comptes concernés vers Demand Gen à partir de l'été 2025, les derniers cas étant traités début 2026. En 2026, la performance vidéo sur YouTube se pilote via Demand Gen (YouTube in-stream, Shorts, Discover, Gmail) ou via Performance Max. Si une méthode parle encore de VAC comme d'un format actif, elle est périmée.

# 02

Quelle est la différence entre Demand Gen et Performance Max pour YouTube ?

Demand Gen est centré sur la création de demande full-funnel avec des formats visuels (YouTube in-stream et Shorts, Discover, Gmail) et offre des channel controls pour maîtriser les placements. Performance Max distribue vos assets sur tout l'inventaire Google, dont YouTube, et excelle sur les objectifs de vente e-commerce alimentés par un flux produit. En pratique, les deux se complètent ; notre agence YouTube Ads les articule selon votre tunnel.

# 03

Quel budget minimum pour démarrer sur YouTube Ads ?

Il n'y a pas de seuil officiel, mais le bon repère n'est pas une somme fixe : c'est le volume de conversions par semaine nécessaire pour que l'IA sorte de la phase d'apprentissage sur votre objectif. En dessous de ce seuil, vous payez l'apprentissage sans le rentabiliser. Mieux vaut un budget concentré sur une campagne bien cadrée qu'un budget dispersé sur plusieurs campagnes sous-alimentées.

# 04

Quel est le CPV ou le CPA moyen sur YouTube Ads ?

Il n'existe pas de moyenne universelle fiable : le CPV et le CPA varient fortement selon le secteur, le format, l'audience et surtout la qualité de la créa. Se fier à un chiffre générique trouvé en ligne mène souvent à de mauvaises décisions. La bonne démarche est d'établir vos propres benchmarks sur quelques semaines de test, puis de juger la rentabilité au regard de la valeur de conversion réelle, pas du coût par vue isolé.

# 05

Comment tracker correctement les conversions YouTube en 2026 ?

La base 2026 combine Consent Mode v2 (obligatoire dans l'EEE pour la modélisation et les fonctionnalités Google Ads), Enhanced Conversions pour reconnecter via des données first-party hachées les conversions perdues par le navigateur, et idéalement un server-side tagging (sGTM) pour fiabiliser la collecte. Le server-side ne dispense jamais du consentement : il le complète. GA4 et son export BigQuery permettent ensuite l'analyse fine et le rapprochement CRM.

# 06

YouTube Ads fonctionne-t-il pour le B2B ?

Oui, à condition de l'utiliser pour ce qu'il fait bien : créer de la considération et nourrir le haut et le milieu de tunnel auprès d'audiences à forte intention et de listes Customer Match issues du CRM. En B2B, la conversion finale arrive rarement au premier contact vidéo ; il faut donc mesurer l'incrémentalité (Conversion Lift, MMM) et combiner YouTube avec des leviers de capture d'intention comme la recherche.

# 07

Faut-il diffuser sur la TV connectée (CTV) ?

C'est pertinent dès que la considération et la mémorisation comptent dans votre tunnel. Une part croissante du visionnage YouTube se fait sur le grand écran, dans un contexte de forte attention et de visionnage complet. Les annonces shoppables sur CTV, avec carrousel produit alimenté par Google Merchant Center, rapprochent même la TV de la performance. Pensez à isoler la mesure CTV de la mesure mobile : leurs rôles et leurs KPIs diffèrent.

# 08

Comment apparaître dans les réponses des IA (AI Overviews, ChatGPT, Perplexity) grâce à YouTube ?

C'est l'enjeu du GEO. Les moteurs IA citent des sources, et vos vidéos YouTube bien décrites, sous-titrées et transcrites deviennent des sources textuelles exploitables. Donnez des réponses définitives et structurées, soignez la cohérence de votre entité de marque, ajoutez des données structurées (VideoObject, FAQPage) et maintenez vos contenus à jour. Vos campagnes payantes créent la portée ; un travail de SEO YouTube la capitalise en organique et la rend citable par les IA.

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