5 leviers pour optimiser une campagne locale sur Google Ads et Facebook Ads

5 leviers pour optimiser une campagne locale sur Google Ads et Facebook Ads
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5 leviers pour optimiser une campagne locale sur Google Ads et Facebook Ads

Une campagne locale vise à capter une audience située dans une zone précise (quartier, ville, zone de chalandise) via des annonces et une publicite géolocalisées sur une plateforme comme google ou facebook. L’enjeu n’est pas “d’être visible”, mais d’être présent au bon moment, au bon endroit, avec le bon message — et de relier cette intention à des preuves de proximité (adresse, horaires, avis, itinéraire) pour guider les internautes.

Dans les faits, l’optimisation des campagnes et d’une campagne de proximité est un exercice multicanal : google ads répond à une intention de recherche, tandis que facebook ads (sur reseau social) crée de la demande et travaille la considération. Selon vos plateformes et votre industrie, les utilisateurs n’expriment pas les mêmes signaux : il faut définir une cible et des messages cohérents, avec une stratégie claire pour cibler les bons profils. Les entreprises les plus performantes traitent aussi le referencement naturel et le paid comme un seul système de conversion.

1) Le ciblage géographique : moins large, plus rentable

Le premier levier est le ciblage : trop d’annonceurs élargissent la zone “par sécurité” et diluent le budget. Une optimisation sérieuse commence par une zone de chalandise réaliste, puis s’affine sur la base des données, afin de mieux cibler l’audience.

Sur Google ads, privilégiez une logique d’intention : requêtes “près de moi”, “à Lyon”, “ouvert maintenant”. Sur Facebook, vous travaillez davantage par proximité + profil via ciblage demographique psychographique (âge, catégories socio-pro, etc.) et interets comportements donnees (intérêts, signaux d’engagement). Les deux approches sont complémentaires, mais pas interchangeables : elles ne reposent pas sur la même fonction d’achat.

  • Google adwords (historique) / Google Ads : géofencing, exclusions de zones non rentables, ajustements d’enchères par localisation.

  • Ads facebook : rayon autour d’un point, ciblage par “personnes vivant dans cette zone” vs “personnes récemment dans cette zone”.

  • Arbitrage : suivez le Cpc (recherche) et le Cpm (social) mais décidez au final sur le coût par conversion, le cpa et la valeur générée.

Trade-off : plus le ciblage est précis, plus le volume baisse. C’est souhaitable si votre objectif est la rentabilité immédiate (prise de rendez-vous, appel, visite magasin), moins si vous devez aussi construire la demande sur votre secteur.

2) Injecter la localisation dans les annonces : l’angle qui augmente la pertinence

Le deuxième levier est la promesse de proximité au sein de l’annonce. Beaucoup d’annonces restent génériques : elles “parlent produit”, mais pas proximité, délais, ou disponibilité. Or, en proximité, l’internaute veut d’abord réduire l’incertitude : “est-ce accessible et ouvert ?”.

Sur annonces google, exploitez systématiquement les extensions de lieu et d’appel, et testez des variantes avec la ville (Lyon, par exemple) ou le quartier. Sur publicite facebook, adaptez créas et textes à la zone : références locales, points d’accès, parking, temps de trajet. Cet effort améliore la pertinence perçue, donc la conversion, même si votre enchère ne change pas, car il répond à l’intérêt immédiat des internautes.

  • Inclure : ville/quartier, “à 10 min”, “retrait en 2h”, “parking gratuit”, “ouvert le dimanche”.

  • Aligner la promesse et la landing page : adresse, plan, preuve sociale, informations pratiques.

  • Penser “produits services” au plus près du terrain : stock magasin, services sur place, délais de livraison dans la zone.

Exemple concret : une enseigne comme BOTANIK peut segmenter ses annonces par zone (centre-ville vs périphérie) avec des messages différents (accès, disponibilité, services). C’est une optimisation simple, mais souvent négligée.

3) Le référencement local comme accélérateur : Google Business Profile n’est pas optionnel

Troisième levier : l’intégration du référencement de proximité. Une campagne de proximité sur Google performe rarement si la présence organique de proximité est faible. La raison est simple : l’utilisateur compare, vérifie, et cherche des signaux de confiance avant d’agir.

Votre google business profile (ex-google business, aussi appelé business profile) doit être complet et cohérent avec vos ads : NAP (name, address, phone), catégories, services, photos, et surtout avis. En parallèle, Google maps capte une part importante des intentions “proches” : ne pas y investir revient à payer plus cher pour compenser un déficit de crédibilité. Une gestion régulière de la fiche, avec des priorités clés, fait souvent la différence pour une entreprise.

  • Vérifier la cohérence : adresse, téléphone, horaires, URL, UTM de campagne.

  • Publier régulièrement : offres, nouveautés, événements locaux.

  • Travailler les avis : volume, récence, réponses (et process interne pour en générer).

Trade-off : optimiser la fiche et les avis demande de l’organisation (opérations terrain, service client). Mais l’impact est transversal : ads, SEO de proximité, conversion en point de vente.

4) “Ouvert maintenant”, mobile et horaires : là où se joue la conversion locale

Quatrième levier : la prise en compte du contexte. En proximité, une part importante des clics se produit sur mobile, souvent dans une logique “immédiate” (appel, itinéraire). Ne pas optimiser pour le mobile revient à payer un clic pour une expérience frustrante.

Commencez par des pages rapides, orientées action (appeler, réserver, venir). Ensuite, synchronisez vos horaires : diffusion des ads sur les heures d’ouverture, et messages spécifiques sur les heures creuses (prise de rendez-vous, click & collect, formulaire). Sur reseau recherche, adaptez aussi vos annonces à l’intention (urgence vs planification). Cette fonction “contexte” est déterminante pour faire baisser le cpa.

  • Activer les extensions d’appel et de lieu (Google Ads) ; tester l’objectif “appels” si pertinent.

  • Scinder les campagnes : “ouvert maintenant” vs “planifier”, avec des landing pages distinctes.

  • Sur reseaux sociaux, favoriser des formats mobiles (vidéo courte, carrousel) et des CTA simples.

Point de méthode : ce levier n’est pas “créatif”, il est opérationnel. Il réduit directement le coût par lead, surtout quand la concurrence augmente et que le publicitaire google ads devient plus cher.

5) Retargeting localisé + mesure : l’optimisation continue, pas un setup unique

Cinquième levier : le retargeting et la mesure. Beaucoup de campagnes publicitaires de proximité s’arrêtent au clic, alors que la valeur se joue après : revisite, appel, passage en magasin, conversion différée. Le retargeting localisé permet de réadresser une audience déjà exposée, avec un message plus proche de l’action.

Sur facebook ads offre (offres/événements) ou des audiences personnalisées, vous pouvez pousser une incitation géolocalisée (ex : “-10% en boutique cette semaine”). Sur Google, combinez recherche reseau display et remarketing pour rester présent sur les sites consultés par vos prospects, à condition de maîtriser la pression publicitaire. Une bonne gestion des fréquences et des exclusions protège votre rentabilité et l’intérêt de votre audience.

  • Construire des segments : visiteurs de pages “itinéraire”, “horaires”, “contact”, paniers abandonnés.

  • Mesurer avec Google analytics : conversions, appels (si trackés), formulaires, sources, délais de conversion.

  • Optimiser par itérations : créas, zones, messages, landing pages, et exclusions d’audience.

Trade-off : sans un minimum de volume (trafic ou interactions), le retargeting est limité. Pour une petite zone, il faut parfois élargir la fenêtre (30–60 jours) ou mutualiser des audiences par secteur.

Mini-checklist d’optimisation (pour aérer et passer à l’action)

Pour rendre vos optimisations plus lisibles (et éviter de tout traiter “en vrac”), regroupez votre pilotage en sous-sections courtes. L’idée est simple : une checklist par levier, avec 3 à 6 points maximum, vous aide à prioriser et à itérer plus vite. Vous pouvez aussi conserver une liste “tests en cours” vs “tests gagnants” afin de standardiser ce qui fonctionne d’une zone à l’autre.

Avant de lancer (setup)

  • Zone de chalandise définie + exclusions.

  • Tracking OK (UTM, conversions, appels, formulaires).

  • Pages locales à jour (adresse, horaires, itinéraire, avis).

Chaque semaine (optimisation)

  • Couper les zones, annonces ou audiences qui consomment sans convertir.

  • Tester 1 variable à la fois (message local, créa, offre, horaires).

  • Regarder le coût par conversion et la qualité des leads, pas seulement le CPC/CPM.

Quand choisir Google Ads plutôt que Facebook Ads pour une campagne locale ?

Choisissez google ads choix quand l’intention est explicite : services urgents, demande déjà formulée, comparaison active. Typiquement : dépannage, prise de rendez-vous, “magasin + ville”, “prix + produit”. La force de Google est de capter l’utilisateur au moment où il cherche.

Choisissez facebook ads quand l’enjeu est de créer de la demande, travailler la répétition et le contexte social : ouverture d’un point de vente, animation commerciale, lancement d’un service de proximité. Facebook permet de toucher des profils avant qu’ils ne fassent une recherche, grâce aux signaux d’intérêts et de comportements. Dans certaines industries, l’impact des publicités dépend fortement du cycle de décision et des habitudes des utilisateurs. Pour une entreprise, l’arbitrage dépend aussi de la stratégie et du canal web qui génère le plus de conversions.

  • Si vous avez un budget contraint : démarrez par Google (intention) puis ajoutez Facebook pour élargir.

  • Si vous avez un cycle plus long : mixez Google + Facebook avec retargeting croisé.

  • Si vous êtes multi-sites en France : structurez par zones et standardisez les assets (mesure, tracking, feed).

Quelles sont les erreurs courantes à éviter dans ces campagnes ?

  • Confondre zone de chalandise et zone administrative : trop large = budget dilué.

  • Laisser une fiche google business profile incomplète (ou incohérente) alors que vous investissez en ads.

  • Envoyer vers une page non locale (pas d’adresse, pas d’horaires, pas d’avis) : baisse de conversion.

  • Optimiser uniquement au Cpc/Cpm au lieu du coût par conversion, du cpa et de la qualité des leads.

  • Négliger le mobile et les horaires : clics “inutiles” hors ouverture, frustration utilisateur.

Comment mesurer le succès de mes campagnes locales ?

Mesurez d’abord ce que vous cherchez à obtenir : appels, demandes de devis, réservations, visites magasin, ventes. Ensuite, assurez-vous que le tracking reflète la réalité (UTM, conversions, appels, formulaires) dans Google analytics et dans chaque plateforme. Pour savoir comment arbitrer vos actions, suivez les KPI par zone, par message et par segment d’audience.

  • KPI d’efficacité : coût par lead/vente, taux de conversion, part du budget sur zones rentables.

  • KPI de qualité : taux de leads joignables, taux de no-show, panier moyen (si disponible).

  • KPI de proximité : clics “itinéraire”, appels depuis mobile, requêtes de proximité sur le reseau recherche.

La bonne pratique est d’analyser chaque semaine, mais de décider sur des tendances (2 à 4 semaines) pour éviter de sur-optimiser sur du bruit statistique. Pour savoir comment optimiser, cherchez surtout le moyen le plus fiable de relier exposition publicitaire et conversions réelles.

FAQ — Optimiser une campagne locale sur Google Ads ou Facebook Ads

Quel budget minimum pour une campagne locale rentable ?

Il n’existe pas de “minimum universel” : tout dépend du coût par clic (Google) ou du CPM (Facebook) dans votre zone et de votre taux de conversion. En pratique, visez un budget suffisant pour générer un volume exploitable (quelques dizaines de clics/semaine au moins) afin de pouvoir comparer zones, annonces et messages sans conclusions hâtives.

Dois-je choisir un rayon (Facebook) ou des zones précises (Google) ?

Si votre point de vente dépend de temps de trajet (5–15 minutes), le rayon est souvent une bonne base sur Facebook. Sur Google, vous pouvez être plus granulaire (villes, codes postaux, exclusions) car l’intention est portée par la recherche : commencez précis, puis élargissez uniquement si le volume est trop faible.

Comment éviter de payer pour des clics hors zone ?

Sur Google Ads, utilisez les options de localisation (présence) et ajoutez des exclusions géographiques, puis surveillez les rapports par lieu. Sur Facebook, privilégiez “personnes vivant dans cette zone” si votre objectif est le commerce de proximité, et ajustez le rayon selon vos données (appels, itinéraires, conversions).

Quelle landing page pour une campagne locale ?

Idéalement une page locale dédiée : adresse, horaires, itinéraire/parking, avis, preuve de disponibilité (stock, délais), et CTA immédiats (appeler, réserver, venir). Plus la promesse est “proche et actionnable”, plus la conversion s’améliore, surtout sur mobile.

Google Business Profile influence-t-il vraiment mes résultats en Ads ?

Oui, car il renforce la confiance au moment où l’utilisateur vérifie (Maps, avis, horaires) avant d’appeler ou de se déplacer. Une fiche incomplète peut augmenter vos coûts : vous payez le clic, puis l’utilisateur doute et repart. Une fiche solide améliore la cohérence “annonce → preuve de proximité → action”.

Comment mesurer les visites en magasin si je n’ai pas de e-commerce ?

Vous pouvez suivre des proxys fiables : clics “itinéraire”, appels, formulaires, prise de rendez-vous, coupons, codes promotionnels, ou encore des pages vues “horaires/accès”. L’essentiel est d’avoir une logique de mesure stable (mêmes KPI, par zone) pour comparer vos optimisations dans le temps.

Conclusion : une campagne locale gagne quand SEO local et paid travaillent ensemble

Optimiser une campagne locale, ce n’est pas choisir une ads plateforme “idéale” une fois pour toutes. C’est construire une mécanique : ciblage précis, annonces contextualisées, signaux de referencement naturel via google business profile, expérience mobile irréprochable, puis mesure et itérations, sur le web et en point de vente.

Chez JUNTO, nous aidons les équipes marketing à structurer des campagnes publicitaires de proximité sur Google et Facebook, avec une approche orientée performance : priorisation des tests, pilotage du coût par conversion, suivi du cpa, et intégration du SEO de proximité pour sécuriser le ROI. Selon la cible, la maturité de l’industrie et les plateformes activées, une agence peut cadrer les priorités et les indicateurs clés de pilotage, ainsi que la gestion et la fonction de chaque canal dans la stratégie globale de l’entreprise — notamment pour préciser comment répartir les budgets, et par quel moyen transformer chaque internaute en client.

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