Production Vidéo

Production vidéo en 2026 : produire des assets qui convertissent, pas qui décorent

Etienne Alcouffelundi 22 juin
Production vidéo en 2026 : produire des assets qui convertissent, pas qui décorent
10 min

En 2026, produire une vidéo ne se résume plus à filmer et monter. Ce qui sépare un asset qui génère des leads d'un coût perdu, c'est la façon dont il est conçu pour un canal, optimisé pour la diffusion payante pilotée par l'IA, rendu visible dans les moteurs de réponse comme Google AI Overviews ou ChatGPT, et mesuré jusqu'au pipeline. Ce guide pose la méthode complète : du cadrage stratégique à la production assistée par IA générative, jusqu'à la mesure cookieless réelle.

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part 1Qu'est-ce que la production vidéo en 2026 ?
part 2La performance d'une vidéo dépend de son usage, pas de sa qualité technique
part 3L'IA générative vidéo : ce qui a changé concrètement en 2026
part 4GEO et AI search : rendre vos vidéos visibles dans les réponses IA
part 5La méthode Junto pour une production vidéo performante
part 6Formats publicitaires 2026 : où et comment diffuser
part 7Mesurer la vidéo en 2026 : du hook rate au pipeline, en cookieless
part 8La stack outils 2026, par étape du process
part 9Questions fréquentes

Qu'est-ce que la production vidéo en 2026 ?

La production vidéo désigne l'ensemble du processus qui mène de la conception à la diffusion d'un contenu audiovisuel pensé pour atteindre un objectif business précis : notoriété, acquisition, activation, réassurance ou recrutement. En 2026, ce processus a changé de nature. La création n'est plus une pièce unique livrée une fois, mais un système modulaire : un socle narratif décliné en dizaines de variantes (vertical 9:16, carré, 16:9, hook A/B, sous-titres natifs), distribué sur des canaux qui pilotent eux-mêmes le ciblage et la diffusion par IA.

Deux forces redéfinissent le métier. D'abord l'IA générative vidéo (Google Veo, Runway, Kling, Sora 2 dans ChatGPT), qui industrialise la production de variantes et la localisation. Ensuite les moteurs de réponse (Google AI Overviews, ChatGPT, Perplexity, Gemini), qui citent désormais des vidéos quand le contenu est correctement structuré (transcription, données structurées VideoObject, entités claires). Produire une vidéo performante en 2026, c'est donc concevoir un asset à la fois taillé pour l'algorithme de diffusion et lisible par les machines qui répondent aux questions de vos clients.

Ce que c'est

  • Un système modulaire : un socle narratif décliné en variantes par canal, format et intention

  • Un asset conçu dès le brief pour l'A/B testing (hook, ordre des séquences, CTA, durée)

  • Un contenu structuré pour être trouvé et cité (YouTube SEO, transcription, schema VideoObject)

  • Le carburant créatif des campagnes pilotées par IA (Demand Gen, Performance Max, Advantage+)

  • Une séquence d'impact mesurée du hook rate jusqu'à la conversion et au pipeline

Ce que ce n'est pas

  • Une seule belle vidéo léchée, livrée tard et déclinée à la va-vite

  • Un exercice de style technique déconnecté de l'objectif business

  • Un format figé que l'on diffuse à l'identique sur tous les canaux

  • Un livrable final : c'est un point de départ d'apprentissage, pas une fin

  • Une dépense de notoriété impossible à relier à un résultat

La performance d'une vidéo dépend de son usage, pas de sa qualité technique

Une vidéo techniquement irréprochable qui ignore les codes d'attention du canal reste invisible. À l'inverse, une vidéo simple mais structurée pour capter, retenir et déclencher peut surperformer un asset coûteux mal calibré. En 2026, la variable décisive n'est plus le budget de tournage : c'est l'adéquation entre le format, le canal, l'intention et la mécanique de conversion.

Le premier réflexe à perdre est celui du build-up. Sur un feed vertical lu sans son, l'attention se gagne ou se perd dans les deux premières secondes. Le message doit être pensé en strates : une accroche qui stoppe le scroll (le hook), un développement qui retient (le hold), un appel à l'action net qui déclenche. Cette architecture n'est pas une option esthétique, c'est ce que mesurent directement les algorithmes de diffusion via le hook rate et le hold rate.

Le second réflexe à acquérir est l'attribution d'une fonction business à chaque asset. Une vidéo de notoriété, une vidéo produit, un témoignage client et une démo n'ont ni la même structure, ni le même KPI, ni le même canal. Une production floue qui veut tout dire à tout le monde ne déclenche rien.

Chaque canal a sa grammaire

Reels et TikTok récompensent le vertical 9:16, le rythme rapide et la lecture sans son ; YouTube tolère des formats plus longs et un build narratif sur écran de télévision via le Connected TV ; une landing page attend une démo claire et rassurante. Une vidéo qui performe sur un canal peut échouer sur un autre.

  • Vertical 9:16 first : Reels Instagram, TikTok, YouTube Shorts. Ces formats acceptent des durées de plus en plus longues, mais l'efficacité reste sur le court : sous-titres natifs obligatoires, hook visuel immédiat

  • YouTube long et Connected TV : une part croissante des vues YouTube se fait désormais sur écran de télévision, ce qui change le contexte de visionnage et autorise un storytelling plus posé

  • Landing page et CRM : démo, preuve, témoignage, avec une mécanique de réassurance et un CTA explicite

Un tournage = dix assets, pas un seul

La modularité se décide en amont du tournage, pas au montage. En anticipant les variantes (changer une accroche, inverser deux séquences, extraire une citation, recadrer en 9:16 et en 1:1), une seule session de production alimente le paid, le social organique, le CRM et la landing page. C'est cette logique de déclinaison qui fait la différence entre une production rentable et une dépense ponctuelle. C'est aussi le préalable indispensable pour nourrir les campagnes payantes qui réclament un volume de créa élevé pour fonctionner.

L'IA générative vidéo : ce qui a changé concrètement en 2026

C'est la rupture majeure du métier. En 2026, l'IA générative vidéo est sortie de la démo pour entrer dans le flux de production réel, en particulier pour les variantes publicitaires et la localisation. Elle ne remplace pas une production de marque haut de gamme, mais elle effondre le coût et le délai de production des déclinaisons, des fonds, des plans de coupe et des versions multilingues.

Le paysage des modèles s'est clarifié. Google Veo (Veo 3 et 3.1) s'est imposé comme le polyvalent de référence, avec une bonne fidélité au prompt et la génération native du son dans le même passage que l'image. Runway reste l'outil de production privilégié des équipes créatives pour le contrôle plan par plan. Kling offre un bon rapport qualité-prix pour générer du volume. Un point de vigilance sur Sora d'OpenAI : l'application et le site autonomes ont été arrêtés au printemps 2026 et l'API Sora est en fin de vie, le modèle ne restant accessible que de façon transitoire derrière l'abonnement ChatGPT. Mieux vaut donc ne pas bâtir un workflow de production sur Sora aujourd'hui et privilégier les modèles dont la disponibilité est stable.

La règle d'usage n'a pas changé : l'IA générative est un accélérateur de variantes, pas un substitut au cadrage stratégique. Le risque est la dilution, c'est-à-dire produire en masse des assets génériques que l'algorithme et l'audience rejettent. La valeur reste dans le socle narratif et le hook, que l'humain conçoit.

Localisation et doublage IA : un marché qui s'ouvre

Le doublage et le sous-titrage assistés par IA (HeyGen, ElevenLabs, doublage automatique YouTube) permettent désormais de décliner une vidéo dans plusieurs langues sans retournage, avec synchronisation labiale et conservation de la voix. Pour une marque qui adresse plusieurs marchés, c'est un levier direct de réduction du coût par marché et d'élargissement de l'audience adressable. Le point de vigilance reste la qualité perçue : un doublage IA mal calibré nuit à la crédibilité de la marque, donc une relecture humaine par locuteur natif reste nécessaire sur les assets structurants.

Où l'IA générative ne remplace pas la production humaine

L'IA générative excelle sur les plans courts, les fonds, les variantes de hook et les versions linguistiques. Elle reste fragile sur la cohérence de personnage sur une durée longue, sur la captation d'un témoignage client authentique et sur la finition motion design exigeante. Notre approche chez Junto : réserver la production humaine et le tournage aux assets structurants et aux preuves (témoignages, démos produit), et activer l'IA générative pour industrialiser les déclinaisons et tester en volume sans gonfler le budget.

GEO et AI search : rendre vos vidéos visibles dans les réponses IA

En 2026, une part croissante des recherches n'aboutit plus à un clic mais à une réponse synthétisée par une IA (Google AI Overviews et AI Mode, ChatGPT, Perplexity, Gemini). Ces moteurs citent de plus en plus des vidéos quand elles sont correctement structurées. Le GEO (Generative Engine Optimization) appliqué à la vidéo consiste à rendre vos contenus audiovisuels lisibles et citables par ces machines, en complément du SEO YouTube classique.

Une vidéo n'est pas un texte : une IA ne la "regarde" pas, elle lit ses signaux. Le travail de visibilité se joue donc sur la couche de données autour de la vidéo, pas seulement sur l'image.

  • Transcription complète et propre : c'est le premier carburant des moteurs IA. Une transcription structurée, avec des intertitres clairs, rend le contenu indexable et citable

  • Données structurées VideoObject et Clip : le balisage schema.org VideoObject (avec durée, vignette, date, description, et marqueurs Clip pour les chapitres) augmente l'éligibilité aux résultats enrichis et aux citations

  • Réponse définitive en ouverture : sur la page qui héberge la vidéo, formuler la réponse à la question cible dès les premières phrases, en langage clair, comme un extrait citable

  • Fraîcheur et entités : dater le contenu, nommer les entités (produits, marques, lieux, experts) sans ambiguïté, et relier la vidéo à un texte d'accompagnement structuré en listes et tableaux comparatifs

YouTube SEO reste le socle de la découvrabilité

YouTube est le deuxième moteur de recherche au monde et une source que les IA citent abondamment. Les fondamentaux gardent toute leur valeur en 2026 : titre orienté requête, description riche avec mots-clés et chapitres horodatés, vignette à fort taux de clic, transcription propre, et fiches/cartes vers les contenus liés. Une vidéo bien optimisée sur YouTube alimente à la fois le trafic direct, le référencement de la page qui l'héberge, et les citations dans les moteurs de réponse.

Structurer la page hôte pour la citation IA

La vidéo seule ne suffit pas : c'est la page qui l'héberge qui se fait citer. Cette page doit répondre clairement à une intention, ouvrir sur une définition nette, intégrer la transcription, baliser le VideoObject, et proposer un contenu scannable (listes, tableaux, FAQ). C'est exactement la logique que nous appliquons sur les pages de notre agence de production vidéo : la vidéo et son écrin texte sont conçus ensemble pour la performance et la visibilité.

La méthode Junto pour une production vidéo performante

11. Cadrer l'objectif business et le KPI

Avant tout brief créatif, définir la fonction business de l'asset (notoriété, acquisition, activation, réassurance, recrutement) et le KPI qui le jugera (hook rate, CPA, leads, contribution pipeline). Pas de fonction claire, pas de message clair.

22. Concevoir un socle narratif modulaire

Écrire un script multi-intention pensé pour être décliné : un même tournage doit pouvoir générer des versions paid, social et CRM, en plusieurs formats et plusieurs hooks. La modularité se décide ici, en amont, pas au montage.

33. Produire le socle et industrialiser les variantes

Tourner ou produire les assets structurants (témoignages, démos) avec exigence, puis activer l'IA générative et le montage pour décliner en volume : hooks A/B, formats 9:16 / 1:1 / 16:9, versions multilingues. Un tournage, dix assets.

44. Structurer pour la découvrabilité (GEO et YouTube SEO)

Transcription propre, balisage VideoObject, page hôte qui ouvre sur une réponse citable, titre et chapitres orientés requête. La vidéo doit être trouvable par les humains et citable par les moteurs IA.

55. Diffuser dans les campagnes pilotées par IA

Alimenter Demand Gen, Performance Max et Advantage+ avec un volume de variantes suffisant. Dans une enchère automatisée, la créa est le levier de performance : on teste large, on laisse l'algorithme trouver les combinaisons gagnantes.

66. Mesurer en cookieless et optimiser en boucle

Installer Consent Mode v2, le server-side tagging, GA4 avec Enhanced Conversions et les CAPI. Lire les KPIs créa (thumbstop, hold rate, drop-off, ROAS par asset), relier au pipeline via le CRM, et réinjecter les apprentissages dans la production suivante.

Formats publicitaires 2026 : où et comment diffuser

La diffusion payante a basculé vers des campagnes où l'IA des plateformes pilote le ciblage et l'optimisation. Dans ce contexte, la créa redevient le levier de performance numéro un : quand le ciblage est automatisé, c'est la qualité et la diversité des assets vidéo qui font la différence de ROAS. Produire pour le paid en 2026, c'est produire du volume de variantes pertinentes, pas un asset isolé.

  • Google Demand Gen : devenu le type de campagne par défaut pour l'engagement mid-funnel, il diffuse sur YouTube (y compris Shorts), Discover et Gmail. Il réclame des assets vidéo en 16:9, 1:1 et 9:16, idéalement entre 10 et 60 secondes, les formats courts performant mieux sur Shorts

  • Google Performance Max : couvre l'ensemble de l'inventaire Google (Search, Shopping, Maps, YouTube, Display). Les assets vidéo y sont un signal majeur ; fournir ses propres vidéos plutôt que de laisser Google en générer automatiquement améliore généralement la qualité perçue

  • Meta Advantage+ : les campagnes et audiences Advantage+ sont devenues le réglage par défaut sur Meta. La vidéo verticale, native et pensée sans son y est la norme, et la diversité créative nourrit directement l'algorithme

  • YouTube Shorts et Connected TV : le 9:16 court pour le Shorts, et le 16:9 plus narratif pour la consommation sur écran de télévision, contexte en forte croissance

La créa comme variable de performance principale

Dans une enchère pilotée par IA, le ciblage manuel fin a cédé la place à l'optimisation automatique. La conséquence est directe : le levier que l'annonceur contrôle réellement, c'est la créa. Concrètement, cela veut dire fournir aux plateformes un volume suffisant de variantes (hooks différents, angles différents, durées différentes, formats différents) pour qu'elles trouvent les combinaisons gagnantes. C'est pour cela que la logique "un tournage, dix assets" et l'IA générative de variantes sont devenues stratégiques pour le paid.

UGC et créateurs : un format de performance, pas un gadget

Le contenu créateur et le format UGC (user generated content) ne sont plus réservés au branding. En paid social, une vidéo créateur authentique surperforme souvent un spot léché, parce qu'elle respecte les codes natifs du feed et déclenche moins de rejet publicitaire. Intégrer le whitelisting (diffuser depuis le compte du créateur) et la production de créa UGC en volume fait désormais partie d'une stratégie de production vidéo orientée acquisition. C'est un axe que nous activons régulièrement avec notre agence vidéo marketing pour les marques en phase d'acquisition.

Mesurer la vidéo en 2026 : du hook rate au pipeline, en cookieless

Une vidéo non trackée ne s'optimise pas ; une vidéo non testée ne s'apprend pas. Mais en 2026, la mesure se fait dans un cadre cookieless et consenti, et c'est un point que la plupart des contenus concurrents ignorent. À noter d'abord : la disparition annoncée des cookies tiers n'a pas eu lieu. Google a renoncé en 2024 à les supprimer automatiquement de Chrome. La réalité 2026 n'est donc pas la "fin des cookies" mais un monde de consentement, où la donnée first-party et la modélisation comblent la perte de signal.

Le socle de mesure repose sur quatre piliers complémentaires :

  • Consent Mode v2 : obligatoire dans l'EEE pour la publicité Google, il transmet l'état de consentement et permet à Google de modéliser les conversions perdues faute de consentement

  • Server-side tagging (sGTM) : le marquage côté serveur fiabilise la collecte, réduit la perte de signal navigateur et alimente proprement GA4 et les plateformes ; il ne dispense jamais du consentement

  • GA4 et Enhanced Conversions : la mesure data-driven, les key events et les conversions améliorées (données first-party hachées) reconstruisent une attribution exploitable

  • Meta CAPI et Conversions API des plateformes : l'envoi server-side des conversions vers Meta et les autres régies stabilise l'apprentissage des algorithmes en monde post-ATT

Les KPIs créa qui comptent vraiment

Les vues ne disent rien à elles seules. Les métriques qui pilotent l'optimisation d'une vidéo sont comportementales :

  • Thumbstop / hook rate : part de l'audience encore présente après les 3 premières secondes ; c'est le juge de l'accroche

  • Hold rate : taux de rétention sur la durée ; il mesure si le développement tient la promesse du hook

  • View-through et drop-off : où l'audience décroche, pour réécrire la séquence fautive

  • ROAS et CPA par créa : la performance business rattachée à chaque variante, pour arbitrer la rotation des assets

Relier la vidéo au pipeline, pas seulement aux vues

L'enjeu 2026 est de sortir de la vanity metric. Une vidéo n'a de valeur que si on peut relier son visionnage à une action en aval : une visite de landing page, un lead, une opportunité, un revenu. En connectant le tracking comportemental au CRM (déclencher une alerte sales après un visionnage complet, segmenter une séquence email selon l'engagement vidéo, scorer un lead), la production vidéo devient un levier pilotable du pipeline et plus seulement un poste de coût créatif. C'est là que se mesure le vrai ROI.

La stack outils 2026, par étape du process

Un bon outil n'est pas celui qui "fait tout", mais celui qui sert la stratégie au bon moment du process. Voici la stack que nous activons selon le besoin, en distinguant clairement chaque phase.

  • Cadrage et scénarisation : Notion, FigJam et les assistants IA (ChatGPT, Gemini) pour formuler le concept, structurer le socle narratif et générer des variantes de scripts multi-intention

  • Production IA générative : Google Veo (polyvalent, son natif), Runway (contrôle plan par plan), Kling (volume à bon prix). On évite de bâtir un workflow sur Sora, dont la disponibilité est devenue instable

  • Localisation et voix : HeyGen et ElevenLabs pour le doublage et la voix multilingues, doublage automatique YouTube pour l'audience native

  • Montage et déclinaison : Descript, CapCut et Premiere Pro / After Effects pour la finition motion et les assets structurants

  • Validation et collaboration : Frame.io pour valider les rushs, annoter et fluidifier les retours quand plusieurs parties sont impliquées

  • Diffusion payante : Google Ads (Demand Gen, Performance Max), Meta Ads Manager (Advantage+) pour la distribution pilotée par IA

  • Mesure : GA4, Looker Studio (et non l'ancien Google Data Studio), Consent Mode v2, server-side GTM, Meta CAPI pour la mesure cookieless et le pilotage

Choisir l'outil par le besoin, pas par la hype

Le piège 2026 est d'empiler les outils IA sans logique. La règle reste simple : la production humaine et le tournage pour les assets de preuve et de marque, l'IA générative pour les variantes et la localisation, le montage classique pour la finition, et une couche de mesure rigoureuse pour apprendre. Un outil sans cadrage stratégique produit du volume sans performance.

La production vidéo n'est pas une fin en soi : c'est un système à structurer, du cadrage à la mesure. Chez Junto, nous connectons production, IA générative, diffusion payante et mesure cookieless dans une seule logique de performance. Pour structurer une stratégie vidéo qui sert vos objectifs business, découvrez notre agence de production vidéo ou échangez directement avec nos experts via la page contact.

Questions fréquentes

# 01

Combien coûte une production vidéo en 2026 ?

Le coût dépend du périmètre, pas d'un tarif standard. Une captation de témoignage ou une démo produit n'a pas le même budget qu'un film de marque avec motion design. La vraie variable 2026 est le ratio entre tournage et déclinaison : en concevant un socle modulaire et en activant l'IA générative pour les variantes et la localisation, on amortit un même tournage sur des dizaines d'assets, ce qui fait baisser le coût par asset utile. Le bon raisonnement n'est pas le prix de la vidéo, mais le coût par résultat (par lead, par conversion). Pour un cadrage adapté à votre objectif, notre agence vidéo marketing peut chiffrer le périmètre pertinent.

# 02

L'IA générative remplace-t-elle une agence de production vidéo ?

Non. L'IA générative (Google Veo, Runway, Kling) effondre le coût et le délai des variantes, des fonds et des versions multilingues, mais elle ne remplace ni le cadrage stratégique, ni la captation d'une preuve authentique (témoignage, démo), ni la finition motion exigeante. Le risque d'un usage non encadré est la dilution : produire en masse des assets génériques que l'algorithme et l'audience rejettent. La valeur reste dans le socle narratif et le hook, conçus par l'humain ; l'IA accélère la déclinaison.

# 03

Comment faire pour qu'une vidéo soit citée par ChatGPT ou Google AI Overviews ?

Les moteurs IA ne regardent pas une vidéo, ils lisent ses signaux. Il faut donc fournir une transcription complète et propre, baliser la page avec le schema VideoObject (durée, vignette, date, chapitres via Clip), ouvrir la page hôte sur une réponse claire et citable, et nommer les entités sans ambiguïté. Le SEO YouTube classique (titre orienté requête, description riche, chapitres) reste le socle, car les moteurs IA citent abondamment YouTube. C'est l'écrin texte autour de la vidéo qui se fait citer, pas l'image seule.

# 04

Quel format de vidéo privilégier en 2026 ?

Le vertical 9:16 est devenu le format par défaut de l'acquisition social (Reels Instagram, TikTok, YouTube Shorts), avec sous-titres natifs et hook dans les deux premières secondes. Le 16:9 reste pertinent pour YouTube long et la consommation sur écran de télévision (Connected TV), en forte croissance. La bonne pratique n'est pas de choisir un format mais de produire un socle déclinable en 9:16, 1:1 et 16:9 dès le tournage, car les campagnes Demand Gen et Advantage+ réclament ces trois ratios.

# 05

Comment mesurer le ROI d'une vidéo dans un monde cookieless ?

Contrairement à une idée répandue, les cookies tiers n'ont pas disparu : Google a renoncé en 2024 à les supprimer de Chrome. La réalité 2026 est un monde de consentement. La mesure repose sur Consent Mode v2 (obligatoire dans l'EEE), le server-side tagging, GA4 avec Enhanced Conversions et les Conversions API des plateformes (Meta CAPI). Côté créa, on lit le thumbstop, le hold rate, le drop-off et le ROAS par asset. Le ROI réel se mesure en reliant le visionnage au pipeline via le CRM, pas en comptant les vues.

# 06

Quelle est la différence entre Demand Gen et Performance Max pour la vidéo ?

Performance Max couvre tout l'inventaire Google (Search, Shopping, Maps, YouTube, Display) et vise la conversion sur l'ensemble du parcours ; la vidéo y est un signal d'asset parmi d'autres. Demand Gen est devenu le type de campagne par défaut pour l'engagement mid-funnel et donne plus de contrôle sur la créa, le test et les placements YouTube (y compris Shorts), Discover et Gmail. En pratique, on alimente les deux avec des assets en 16:9, 1:1 et 9:16, entre 10 et 60 secondes, les formats courts performant mieux sur Shorts.

# 07

Faut-il produire une seule vidéo ou plusieurs variantes ?

Plusieurs variantes, systématiquement. Dans les campagnes pilotées par IA (Demand Gen, Performance Max, Advantage+), le ciblage est automatisé : le levier de performance que vous contrôlez réellement, c'est la créa. Fournir un volume de variantes (hooks, angles, durées, formats différents) permet à l'algorithme de trouver les combinaisons gagnantes. C'est tout l'intérêt de la logique "un tournage, dix assets" combinée à l'IA générative pour décliner sans gonfler le budget.

# 08

Le doublage par IA est-il fiable pour localiser une vidéo ?

Le doublage et le sous-titrage IA (HeyGen, ElevenLabs, doublage automatique YouTube) permettent de décliner une vidéo en plusieurs langues sans retournage, avec synchronisation labiale et conservation de la voix. C'est un vrai levier de réduction du coût par marché. Le point de vigilance est la qualité perçue : un doublage IA mal calibré peut nuire à la crédibilité de la marque. La bonne pratique est de faire relire les assets structurants par un locuteur natif avant diffusion.

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