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Création digitale et UX design en 2026 : concevoir des parcours qui convertissent

Etienne Alcouffelundi 22 juin
Création digitale et UX design en 2026 : concevoir des parcours qui convertissent
8 min

La création digitale ne se juge plus au rendu d'une maquette mais à sa capacité à faire avancer un utilisateur vers une action, et à un coût d'acquisition tenable. En 2026, le design fusionne avec la donnée, la performance technique et les contraintes légales d'accessibilité, et il devient le premier levier de rentabilité de vos campagnes média. Ce guide pose une méthode opérationnelle pour concevoir des interfaces, des contenus et des parcours qui servent vos objectifs business.

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part 1Qu'est-ce que la création digitale et l'UX design ?
part 2L'UX design en 2026 : la donnée comme boussole, pas l'intuition
part 3Accessibilité : une obligation légale depuis l'European Accessibility Act
part 4Performance technique : Core Web Vitals et INP, là où l'UX rejoint le SEO
part 5Le creative comme premier levier de performance média
part 6La méthode Junto pour une création qui convertit
part 7Le CRO : transformer le design en conversions mesurables
part 8L'IA générative dans le workflow de création : assistance, pas pilote automatique
part 9Création et GEO : se faire citer par les IA (AI Overviews, ChatGPT, Perplexity)
part 10La boîte à outils de la création digitale en 2026
part 11Questions fréquentes

Qu'est-ce que la création digitale et l'UX design ?

La création digitale désigne l'ensemble des disciplines qui donnent forme à une expérience en ligne : UX design (architecture des parcours), UI design (interface visuelle), UX writing (les mots de l'interface), motion design (animation), design system (composants réutilisables) et création publicitaire (les visuels et vidéos qui alimentent vos campagnes). L'UX design en est le coeur : c'est la discipline qui organise les interactions entre une personne et un service digital pour rendre chaque étape simple, claire et utile.

En 2026, ces métiers ne se pensent plus en silo. Un bon parcours UX nourrit le SEO (via les Core Web Vitals), conditionne le taux de conversion de vos campagnes Google Ads et Meta, et doit respecter des obligations légales d'accessibilité. La création est devenue un actif mesurable, pas une couche cosmétique posée en fin de projet.

Ce que c'est

  • Une discipline orientée résultat : réduire la friction, augmenter le taux de conversion, baisser le coût d'acquisition

  • Un travail transverse qui relie design, contenu, données comportementales et performance technique

  • Un système de composants (design system) qui permet d'itérer et de tester vite

  • Un levier de performance média directement : le creative est aujourd'hui le premier facteur de rendement d'une campagne pilotée par l'IA

  • Une exigence légale depuis l'European Accessibility Act entré en application le 28 juin 2025

Ce que ce n'est pas

  • De la simple décoration ou un choix de couleurs déconnecté des objectifs business

  • Une étape qu'on traite une fois pour toutes : c'est un processus d'itération continue piloté par la mesure

  • Une question de goût personnel : les arbitrages se tranchent par les tests et la donnée, pas par l'avis du décideur

  • Une couche que l'on rajoute en fin de projet, l'accessibilité et la performance se conçoivent dès le départ

  • Un livrable figé : une maquette qui ne se teste pas et ne se mesure pas n'a aucune valeur prouvée

L'UX design en 2026 : la donnée comme boussole, pas l'intuition

L'UX design consiste à concevoir des parcours qui amènent un utilisateur d'un point A à un point B sans friction, tout en servant un objectif business mesurable (inscription, achat, prise de rendez-vous, génération de lead). La différence entre une interface jolie et une interface qui convertit tient rarement à l'esthétique : elle tient à la clarté de la hiérarchie, à la rapidité du parcours et à l'élimination des points de blocage.

La bonne pratique 2026 consiste à fonder chaque décision de design sur de la donnée comportementale plutôt que sur l'avis du décideur. Trois sources se combinent :

  • L'observation quantitative : analyse des parcours dans GA4, identification des pages de sortie, des étapes de tunnel où les utilisateurs abandonnent.

  • L'observation qualitative : enregistrements de session et cartes de chaleur pour voir où les gens hésitent, scrollent dans le vide ou cliquent sur des éléments non cliquables.

  • Les tests utilisateurs : faire passer cinq à huit personnes représentatives sur un prototype révèle l'essentiel des problèmes majeurs avant même la mise en production.

Les interfaces deviennent aussi plus contextuelles. Personnalisation des blocs selon la source de trafic, contenus adaptés au comportement, recommandations dynamiques : autant de leviers qui n'ont de sens que s'ils sont mesurés et reliés à un gain de conversion réel.

Les principes d'un bon UX qui tiennent encore en 2026

Quelques fondamentaux ne se démodent pas et restent les premiers leviers de conversion :

  • Réduire la charge cognitive : un objectif par écran, une action principale clairement dominante.

  • Rendre l'état du système visible : l'utilisateur doit toujours savoir où il en est et ce qui se passe après son clic.

  • Minimiser le nombre d'étapes : chaque champ de formulaire en moins est un point de conversion gagné.

  • Concevoir pour le mobile d'abord : la majorité du trafic est mobile, l'interface doit être pensée pour le pouce.

  • Donner du feedback immédiat : un bouton qui réagit, un message d'erreur utile, une confirmation claire.

Ces principes ne sont pas des opinions : ils se valident par le test. C'est précisément le rôle du CRO, traité plus bas.

Tendances UX 2026 : ce qui est réellement adopté

Au-delà des effets de mode, voici les évolutions UX concrètement déployées en 2026 :

  • Le dark mode s'est imposé comme une option attendue sur mobile et desktop, pensée dès le design system plutôt qu'ajoutée après coup.

  • L'éco-conception (sobriété des médias, poids des pages, code allégé) répond à la fois à une demande de responsabilité et à un gain direct de performance et donc de SEO.

  • Les micro-interactions (hover, transitions, retours haptiques sur mobile) guident l'attention et fluidifient le parcours, à condition de rester discrètes.

  • Les interfaces conversationnelles et la recherche assistée réduisent le nombre d'étapes pour trouver une information ou finaliser une action.

  • La personnalisation server-side des parcours selon la source et le contexte, alimentée par des données first-party.

Accessibilité : une obligation légale depuis l'European Accessibility Act

C'est le changement réglementaire majeur que la plupart des guides ignorent encore. L'European Accessibility Act (EAA) est entré en application le 28 juin 2025. Concrètement, les sites e-commerce, les services bancaires, les plateformes de réservation, le contenu numérique et les services destinés aux consommateurs dans l'Union européenne doivent être accessibles, sous peine de sanctions et de restrictions de mise sur le marché.

L'accessibilité n'est donc plus une bonne pratique optionnelle ajoutée en fin de projet : c'est une obligation à intégrer dès la conception.

  • Le référentiel opérationnel reste le standard WCAG niveau AA (version 2.1 aujourd'hui, l'intégration de la 2.2 dans la norme harmonisée européenne étant en cours), décliné en France par le RGAA.

  • Les services déjà en ligne avant cette date bénéficient d'une période de transition jusqu'au 28 juin 2030, mais doivent publier une déclaration d'accessibilité et démontrer une progression.

  • Au-delà du risque juridique, l'accessibilité élargit votre audience adressable et améliore mécaniquement l'UX pour tous : contrastes lisibles, navigation clavier, structure de titres propre, alternatives textuelles.

Un point souvent négligé : une structure HTML accessible et sémantiquement propre est aussi mieux comprise par les moteurs et par les IA qui lisent et citent votre contenu. Accessibilité, SEO et GEO se renforcent.

Performance technique : Core Web Vitals et INP, là où l'UX rejoint le SEO

Une interface peut être superbe et échouer parce qu'elle est lente. En 2026, la performance technique est à la fois un critère UX et un signal de classement Google, ce qui en fait un terrain où design et SEO se rejoignent directement.

Les Core Web Vitals mesurent trois dimensions de l'expérience réelle :

  • LCP (Largest Contentful Paint) : la vitesse d'affichage du contenu principal. Objectif : sous 2,5 secondes.

  • CLS (Cumulative Layout Shift) : la stabilité visuelle, c'est-à-dire l'absence d'éléments qui sautent pendant le chargement. Objectif : sous 0,1.

  • INP (Interaction to Next Paint) : la réactivité de l'interface. Cette métrique a remplacé le FID le 12 mars 2024 et évalue désormais la réactivité sur l'ensemble des interactions, pas seulement la première. Objectif : sous 200 millisecondes.

L'INP est devenu le Core Web Vital le plus souvent échoué, car il sanctionne le JavaScript lourd et les interfaces sur-animées. C'est un point d'attention direct pour les créatifs : un motion design mal optimisé ou des scripts tiers en excès dégradent l'INP, donc l'expérience et le référencement. Concevoir vite et léger n'est pas une contrainte d'ingénieur, c'est une décision de design qui se traduit en taux de conversion et en visibilité.

Le creative comme premier levier de performance média

C'est le basculement le plus structurant de la décennie pour la création publicitaire. Sur les campagnes pilotées par l'IA des grandes plateformes (Performance Max chez Google, Advantage+ chez Meta), le ciblage et les enchères sont largement automatisés. Le levier qui reste sous votre contrôle, et qui fait la différence de rendement, c'est le creative : le visuel, la vidéo, l'accroche, le format.

Autrement dit, dans un monde où l'algorithme décide à qui montrer la publicité, c'est la qualité et la variété des contenus créatifs qui déterminent le coût d'acquisition. La création n'est plus en aval de la stratégie média : elle en est le carburant principal.

Quelques principes de creative qui performe en 2026 :

  • Produire en volume et en variété : les campagnes IA ont besoin de nombreuses variations (formats, angles, accroches) pour trouver les combinaisons gagnantes. Un seul visuel parfait ne suffit plus.

  • Penser vertical et mobile d'abord : le format 9:16 domine, le message doit passer dans les trois premières secondes et rester lisible sans le son.

  • Capter dès la première seconde : le scroll est impitoyable, le hook visuel et textuel prime sur la beauté du montage.

  • Décliner sans diluer la marque : un design system créatif (codes couleur, typographies, gabarits) permet de produire vite sans perdre la cohérence de marque.

  • Tester et faire tourner : l'usure créative est rapide, il faut un pipeline de production qui alimente les campagnes en continu.

C'est exactement la logique que nous appliquons quand nous relions la production d'une agence vidéo à l'activation média d'une agence social ads : la création est conçue dès le départ pour nourrir l'algorithme, pas pour décorer.

UX writing : les mots qui font convertir

L'UX writing consiste à écrire les micro-contenus de l'interface : libellés de boutons, messages d'erreur, étapes d'onboarding, intitulés de menus, textes de formulaire. Chaque mot est un point de friction potentiel ou un levier d'action.

Un bon UX writing applique trois règles simples :

  • Être clair plutôt que malin : un bouton 'Créer mon compte' convertit mieux qu'une formule créative ambiguë.

  • Orienter vers l'action : on écrit ce que l'utilisateur obtient, pas ce que le système fait.

  • Désamorcer les moments de doute : un message d'erreur doit expliquer quoi faire, pas accuser l'utilisateur.

Le wording se teste comme le reste. Une simple reformulation de CTA ou d'un message de paiement peut déplacer un taux de conversion de plusieurs points. C'est l'un des leviers les plus rentables de la création, car son coût de production est faible.

Motion design : au service de la compréhension, pas du spectacle

Le motion design, c'est l'animation au service du parcours. Bien utilisé, il guide l'attention, explique une transition, rend une interaction crédible et renforce un message clé. Mal utilisé, il alourdit la page, dégrade l'INP et distrait de l'action.

Quelques usages à fort impact :

  • Les transitions de contexte qui aident l'utilisateur à comprendre où il arrive après un clic.

  • Le feedback animé sur une action (validation, ajout au panier) qui rassure.

  • L'attention dirigée vers une offre ou un CTA via un mouvement discret.

  • La pédagogie : une micro-animation qui explique une fonctionnalité complexe en une seconde.

La règle d'or 2026 : toute animation doit être justifiée par un gain de compréhension ou de conversion, et optimisée pour ne pas pénaliser la performance technique.

La méthode Junto pour une création qui convertit

11. Cadrer l'objectif business et la conversion cible

Avant toute maquette, on définit ce qu'on cherche à obtenir : un lead, un achat, une prise de rendez-vous, et le KPI qui le mesure. Sans objectif chiffré, un design ne peut pas être jugé.

22. Observer et diagnostiquer l'existant

On analyse les parcours dans GA4, les enregistrements de session et les cartes de chaleur pour identifier les frictions réelles et les étapes qui font fuir les utilisateurs.

33. Concevoir avec l'accessibilité et la performance dès le départ

On structure le parcours, on rédige l'UX writing et on conçoit l'interface en intégrant d'emblée le standard WCAG AA, la sobriété technique et les Core Web Vitals (LCP, CLS, INP).

44. Prototyper et tester avec de vrais utilisateurs

On produit un prototype, accéléré si pertinent par l'IA générative, et on le confronte à cinq à huit personnes représentatives pour corriger les problèmes majeurs avant la mise en production.

55. Décliner le creative pour la performance média

On produit en volume et en variété les visuels et vidéos qui alimenteront Performance Max et Advantage+, en gardant la cohérence de marque via un design system créatif.

66. Mesurer, tester en A/B et itérer en continu

On instrumente la mesure (GA4, Consent Mode v2), on lance des tests A/B sur les éléments à fort enjeu, et on conserve les variantes gagnantes. La création devient un processus d'amélioration continue, pas un livrable figé.

Le CRO : transformer le design en conversions mesurables

Le CRO (Conversion Rate Optimization) est la discipline qui relie la création aux résultats business. Plutôt que de débattre d'un choix de design en réunion, on le tranche par l'expérimentation. C'est ce qui distingue un design d'opinion d'un design prouvé.

La boucle CRO fonctionne ainsi :

  • Observer : repérer dans GA4 et dans les enregistrements de session les pages et étapes qui perdent le plus d'utilisateurs.

  • Formuler une hypothèse : par exemple, 'le formulaire en quatre champs au lieu de huit augmentera le taux de complétion'.

  • Tester : mettre en place un test A/B avec une solution dédiée (AB Tasty, VWO, Optimizely) ou les expériences natives de Google Ads pour les landing pages.

  • Mesurer et décider : conserver la variante qui gagne avec une confiance statistique suffisante, puis recommencer.

Un point d'attention 2026 : Google Optimize a été arrêté fin septembre 2023. Le testing s'appuie désormais sur GA4 couplé à une solution tierce, ou sur les expériences intégrées aux plateformes publicitaires. Tout discours CRO qui mentionne encore Google Optimize est daté.

L'approche de Junto consiste à ne livrer aucune refonte sans plan de mesure : on définit en amont la conversion cible, on instrumente, et on itère sur la base des chiffres réels plutôt que sur l'esthétique perçue.

Concevoir le parcours de consentement et la donnée first-party

La collecte de données passe désormais par un parcours UX à part entière : la bannière de consentement. En Europe, Consent Mode v2 conditionne la qualité de vos données et donc votre capacité à mesurer et à optimiser. Un bandeau mal conçu, c'est de la donnée perdue et des conversions invisibles pour vos campagnes.

Quelques principes de design du consentement :

  • Une CMP claire et conforme qui n'oppose pas brutalement l'utilisateur à un mur.

  • Un parcours qui maximise un consentement éclairé plutôt qu'un opt-out caché, plus durable juridiquement.

  • Une stratégie first-party : formulaires, comptes clients, programmes de fidélité qui collectent une donnée propre et consentie.

À noter, pour couper court à un récit dépassé : Google a renoncé en 2024 à la suppression automatique des cookies tiers dans Chrome. La 'fin des cookies' annoncée n'a pas eu lieu. La vraie priorité 2026 n'est pas de réagir à une disparition, mais de bâtir une mesure robuste autour de Consent Mode v2, du marquage server-side et de la donnée first-party.

L'IA générative dans le workflow de création : assistance, pas pilote automatique

En 2026, l'IA générative est entrée dans la chaîne de production design, mais elle accélère le travail sans remplacer le jugement. Bien intégrée, elle raccourcit le passage de l'idée au prototype testable.

Les usages réellement productifs aujourd'hui :

  • Le prototypage rapide : des outils comme v0 (Vercel) ou Figma Make génèrent une première version d'interface à partir d'une intention, qu'on affine ensuite.

  • La génération de composants et de code assistée (par exemple via Cursor) pour passer plus vite du design au front-end.

  • Les variations créatives : produire des dizaines de déclinaisons de visuels ou d'accroches pour alimenter les campagnes média, ce qui rejoint directement la logique du creative comme levier de performance.

  • L'idéation et le moodboard : explorer des directions artistiques avant de trancher.

Les garde-fous restent essentiels. L'IA produit vite mais ne garantit ni la cohérence de marque, ni l'accessibilité, ni la performance technique, ni la pertinence stratégique. Le rôle du designer se déplace vers la direction, l'arbitrage et le contrôle qualité. Un workflow sain garde l'humain dans la boucle : l'IA propose, le designer décide et valide.

Création et GEO : se faire citer par les IA (AI Overviews, ChatGPT, Perplexity)

Une part croissante des recherches aboutit désormais dans une réponse générée par l'IA plutôt que sur une liste de liens bleus. Google AI Overviews, ChatGPT, Perplexity et Gemini synthétisent l'information et citent un petit nombre de sources. Être l'une de ces sources, c'est l'objet du GEO (Generative Engine Optimization), et la création joue un rôle direct dans cette bataille.

Pour qu'un contenu de design ou un guide UX ait des chances d'être cité :

  • Donner la réponse définitive en tête de section : une définition claire en deux ou trois phrases, juste après chaque titre, dans le format qu'une IA peut extraire et citer.

  • Structurer en listes et en tableaux : les moteurs génératifs piochent volontiers dans les contenus structurés plutôt que dans les paragraphes fleuves.

  • Soigner la clarté des entités : nommer précisément les outils, les normes, les concepts (WCAG, INP, Consent Mode v2) crée des points d'ancrage que les IA reconnaissent.

  • Baliser avec des données structurées : le schema FAQPage et le balisage Article augmentent l'éligibilité aux rich results et facilitent l'extraction par les IA.

  • Maintenir la fraîcheur : un contenu daté et révisé régulièrement, qui reflète la réalité du moment, inspire davantage confiance aux moteurs.

  • Démontrer l'E-E-A-T : auteur identifié, expertise réelle, exemples concrets et sources vérifiables.

La bonne nouvelle pour les équipes création : un site rapide, accessible et bien structuré pour les humains est aussi mieux lu par les IA. Le travail d'UX et de performance technique alimente directement la visibilité dans les moteurs génératifs.

La boîte à outils de la création digitale en 2026

Une chaîne de création efficace s'appuie sur quelques familles d'outils, à choisir selon votre maturité et votre stack.

  • Design et prototypage : Figma reste l'outil de référence collaboratif (design system, prototypes, commentaires en temps réel), désormais complété par ses fonctions d'IA et par des outils de génération comme v0.

  • Moodboard et idéation : Figma, Canva pour les gabarits rapides, Milanote et Miro pour organiser images, notes et références en équipe, Pinterest pour la phase d'exploration.

  • Analyse comportementale : pour comprendre les parcours et repérer les frictions, on combine GA4 (quantitatif) avec des outils d'enregistrement de session et de cartes de chaleur. FullStory, Contentsquare, Hotjar et Microsoft Clarity (gratuit) en sont les références, plusieurs intégrant désormais des signaux de frustration détectés par IA (clics de rage, retours en arrière, hésitations).

  • Test et CRO : AB Tasty, VWO, Optimizely pour les tests A/B, en s'appuyant sur GA4 pour la mesure.

Un rappel utile sur le nommage, car il trahit un contenu daté : l'outil de reporting de Google, devenu Looker Studio en 2022, a repris le nom de Data Studio en avril 2026. Et Google Optimize n'existe plus depuis 2023, le testing passe désormais par GA4 couplé à une solution tierce ou aux expériences natives des plateformes publicitaires. Un guide qui présente encore Google Optimize comme un outil actif est à corriger.

La création n'est performante que si elle est conçue pour convertir et pour nourrir vos campagnes. Que vous ayez besoin de contenus pensés pour la performance via une agence vidéo, ou d'une production créative reliée à l'activation d'une agence social ads, nous concevons des parcours et des creatives mesurables, accessibles et alignés sur vos objectifs business. Parlons de votre projet : contact.

Questions fréquentes

# 01

Quelle est la différence entre UX design et UI design ?

L'UX design organise l'expérience et les parcours : il décide de l'enchaînement des écrans, de la logique des actions et de la réduction de la friction. L'UI design habille cette structure : couleurs, typographies, composants visuels, états des boutons. L'UX répond à la question 'comment ça fonctionne et pourquoi', l'UI à la question 'à quoi ça ressemble'. Les deux sont indissociables : une belle interface sur un parcours mal pensé ne convertit pas, et un excellent parcours mal habillé inspire peu confiance.

# 02

Mon site doit-il être accessible depuis l'European Accessibility Act ?

Oui, dans la plupart des cas B2C. L'European Accessibility Act est entré en application le 28 juin 2025 et concerne notamment l'e-commerce, les services bancaires, la réservation de transport et le contenu numérique destinés aux consommateurs de l'Union européenne. Le référentiel opérationnel est le standard WCAG niveau AA, décliné en France par le RGAA. Les services déjà en ligne disposent d'une transition jusqu'au 28 juin 2030 mais doivent publier une déclaration d'accessibilité et démontrer une progression. Au-delà de l'obligation, l'accessibilité élargit votre audience et améliore l'UX pour tous.

# 03

Pourquoi le creative est-il devenu le premier levier de performance publicitaire ?

Parce que sur les campagnes pilotées par l'IA comme Performance Max (Google) et Advantage+ (Meta), le ciblage et les enchères sont largement automatisés. Le levier qui reste sous votre contrôle, et qui détermine le coût d'acquisition, c'est la qualité et la variété de vos contenus créatifs. Pour cette raison, nous relions la production d'une agence vidéo directement à l'activation média : le creative est conçu dès le départ pour nourrir l'algorithme.

# 04

Qu'est-ce que l'INP et pourquoi est-ce important pour mon site ?

L'INP (Interaction to Next Paint) est un Core Web Vital qui mesure la réactivité de votre interface sur l'ensemble des interactions d'un utilisateur. Il a remplacé le FID le 12 mars 2024 et constitue un signal de classement Google. Un bon score se situe sous 200 millisecondes. C'est aujourd'hui le Core Web Vital le plus souvent échoué, car il sanctionne le JavaScript lourd et les interfaces sur-animées. Pour les équipes création, cela signifie qu'un motion design mal optimisé pénalise à la fois l'expérience et le référencement.

# 05

Comment l'IA générative s'intègre-t-elle dans un workflow de design en 2026 ?

Elle sert d'accélérateur, pas de pilote automatique. Des outils comme v0, Figma Make ou Cursor génèrent rapidement des prototypes, des composants ou du code à partir d'une intention, et l'IA produit en volume des variations créatives pour alimenter les campagnes média. Mais elle ne garantit ni la cohérence de marque, ni l'accessibilité, ni la performance technique, ni la pertinence stratégique. Le designer reste dans la boucle pour diriger, arbitrer et valider. La bonne pratique est claire : l'IA propose, l'humain décide.

# 06

Comment faire en sorte qu'un contenu soit cité par les IA comme ChatGPT ou les AI Overviews ?

C'est l'objet du GEO (Generative Engine Optimization). Donnez une réponse définitive et claire en deux ou trois phrases en tête de chaque section, structurez l'information en listes et tableaux, nommez précisément les entités (outils, normes, concepts), balisez avec des données structurées comme le schema FAQPage, maintenez la fraîcheur du contenu et démontrez votre expertise (auteur identifié, exemples concrets, sources). Un site rapide, accessible et bien structuré pour les humains est aussi mieux lu et cité par les moteurs génératifs.

# 07

Quelle est la place du CRO dans un projet de création ?

Le CRO (Conversion Rate Optimization) transforme le design en résultats mesurables. Plutôt que de trancher un choix de design par l'opinion, on le valide par l'expérimentation : on observe les frictions dans GA4 et les enregistrements de session, on formule une hypothèse, on lance un test A/B avec une solution comme AB Tasty, VWO ou Optimizely, puis on conserve la variante gagnante. À noter que Google Optimize a été arrêté fin 2023 : le testing s'appuie désormais sur GA4 couplé à une solution tierce ou aux expériences natives des plateformes publicitaires.

# 08

La fin des cookies tiers change-t-elle la façon de concevoir les parcours ?

Le récit de la 'fin des cookies' a été dépassé : Google a renoncé en 2024 à supprimer automatiquement les cookies tiers dans Chrome. La vraie priorité 2026 n'est pas de réagir à une disparition, mais de bâtir une mesure robuste. Côté création, cela se traduit par un parcours de consentement soigné (une CMP claire et conforme à Consent Mode v2), une collecte de données first-party via les formulaires, comptes et programmes de fidélité, et un marquage server-side. Un consentement mieux conçu, c'est de la donnée préservée et donc des optimisations possibles.

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